08/08/2008

LOIRE: Vendredi - De Tours à Bourges

Chapitre 1: Les halles de Tours 

Après une courte visite dans la vieille ville de Tours, nous allons faire notre petit marché aux halles pour le pique-nique de ce midi. 

Encore une merveilleuse tradition française que les halles: les artisans bouchers, tripiers, charcutiers, boulangers, fromagers et autres offrent leurs étals à la concupiscence de notre gourmandise. Et c'est comme un gosse entrant dans un magasin de jouets que je pénètre dans les halles de Tours. 

Quel spectacle, quelles odeurs affolantes. Les pâtés le disputent aux terrines pour nous présenter leurs meilleurs atours, les boudins grassouillent à l'étalage tandis que les saucissons pendouillent comme des guirlandes, promettant la fête à nos papilles affolées. Les fromages appellent notre regard, coulant vers nous leurs pâtes languissantes. Les pains diffusent leurs merveilleuses odeurs, les baguettes se tiennent fièrement au garde à vous dans leur présentoir, attendant le client qui les emportera afin de leur emplir le ventre de toutes ces bonnes choses. Et tout ce petit monde solide est vendu, emballé, ensaché, emporté pour se retrouver à table marié au liquide de l'un ou l'autre flacon de vin de Touraine. Aaah le beau pays! 

Nous papillonnons parmi les étals pour nous arrêter ci et là et passer commande: rillettes de Touraine, pâté de tête, saucisson pur porc, rillons, boudin, petit salé, fromage de Valençay et Sainte-Maure, et un petit ravier de salade composée. 

Un artisan charcutier retient particulièrement notre attention: la Maison Hardouin. Une visite sur leur site en dira plus qu'un commentaire de quelques lignes:

http://www.hardouin.com/

Pour arroser le tout, une bouteille de Cheverny et une bouteille de Bourgueil feront l'affaire (pas question de toucher au coffre!). 

En route vers notre prochaine étape. 

 

Chapitre 2: La boutique de François Chidaine 

A l'est de Tours se trouvent deux communes viticoles remarquables: Vouvray et Montlouis. Nous décidons de visiter la boutique de François Chidaine à Montlouis, où se vendent ses propres vins mais aussi ceux de quelques collègues viticulteurs, comme Foreau et bientôt aussi Huet. 

Dégustation des crus de François Chidaine, produits de la viticulture biodynamique. Les Vouvray et Montlouis secs expriment remarquablement le chenin. Et quelques bouteilles rejoignent donc la banquette arrière.  

 

Chapitre 3: Pique-nique au bord du Cher 

En route vers Bourges, la Volvo crapahute vaillamment sur un chemin de terre au bord du Cher jusqu'à un endroit ombragé. 

Et c'est le bonheur d'étaler sur l'herbe au bord de l'eau toutes les succulentes choses que nous avons achetées aux halles. Outillage minimum requis pour un pique-nique réussi: un couteau, 2 verres, un tire-bouchon et quelque chose faisant office de nappe.  

Le "pop" du bouchon et le "glouglou du vin dans les verres s'intègrent parfaitement au chant des oiseaux et au murmure de la rivière. 

Elle est pas belle la vie ?

 

 Chapitre 4: Le Saint Ambroix à Bourges 

Depuis le début du séjour, nous dormons à l'hôtel Mercure. Une réservation par internet sur le site du groupe Accor nous fait profiter de tarifs avantageux tout en bénéficiant dans ces hôtels d'un niveau de confort répondant à des normes précises. 

Mais l'hôtel Mercure de Bourges, c'est un cas à part. L’Hôtel de Bourbon a pris place dans les vestiges de l’Abbaye de Saint Ambroix, vIeille demeure du XVIIe siècle classée monument historique. 

Le restaurant l’Abbaye de Saint-Ambroix, situé dans l’abside de la chapelle, avec une étoile au Guide Rouge Michelin, propose une cuisine traditionnelle, pleine d'esprit et d'invention. Le chef, François Adamski, est Bocuse d'or en 2001 et Meilleur Ouvrier de France en 2007. 

Nous sommes assis au bar à siroter un verre de Quincy pour l'apéritif lorsque le Prince Laurent vient nous demander si nous souhaitons lire la carte du restaurant. 

C'est ainsi que nous nommons le maître d'hôtel, un fier berrichon qui a une ressemblance étonnante avec le fils d'Albert, roi des belges. Un garçon charmant, qui a le cœur d'en rire avec nous. Et il nous apprend qu'il a déjà eu le plaisir de servir Son Altesse Royale en cet établissement. Petits commentaires sur la situation politique en Belgique. Difficile à expliquer pour nous et difficile à comprendre pour lui. 

Heureusement, nous ne sommes pas ici pour trouver la solution à BHV, mais pour jouir de l'instant présent. Nous nous concentrons sur la carte. Nous avons un souvenir mémorable de la canette rôtie, en deux services, mais ce n'est plus à la carte. Nous optons donc pour le menu Découverte: sept services selon l'humeur du chef, qui tiendra compte de nos interdits alimentaires. 

Et le chef est d'excellente humeur, jugez-en donc par notre menu (voir photo).

Nous donnons carte blanche au sommelier, puisque c'est un menu surprise, avec comme consigne de travailler sur 2 bouteilles, un blanc et un rouge de la région, avec comme budget le prix d'un menu. Le garçon connait son affaire et tape dans le mille. 

Si Michelin ne souhaite donner qu'une étoile à cette maison, c'est tant mieux, parce que nous pouvons ainsi manger à un prix somme toute raisonnable pour un tel niveau de cuisine. 

http://www.abbayesaintambroix.fr/abbaye/index.html

Et nous terminons au bar sur une coupe de champagne, prélude à notre voyage de demain vers Reims...

 

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11:02 Écrit par Cueillelejour dans Escapades | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : vin, bourges, loire, tours, saint ambroix, chidaine, adamski, hardouin |  Facebook |

07/08/2008

LOIRE: Jeudi - D'Angers à Tours Partie 1

Le Post du jeudi se fait en 2 X (trop de photos, j'ai sukkelé une bonne partie de la nuit, pfff)

Chapitre 1: Le Petit Saint Vincent à Varrains 

Après avoir photographié les imposantes murailles du château d'Angers, construit au XIIIe siècle par Saint-Louis, nous nous dirigeons vers Varrains à côté de Saumur, à une bonne soixantaine de kilomètres. Juste avant midi, nous entrons dans la cour du Petit Saint Vincent et faisons la connaissance de Dominique Joseph. 

C'est un personnage, encore jeune mais passionné par son métier. Il nous présente sa gamme et nous goûtons un rosé sec et vineux comme nous l'aimons, un Saumur-Champigny tendre pour les jours de soif, et la cuvée Pélo que nous avons découverte hier et qui trouvera sa place sur une bonne table. Il nous fait également goûter son Saumur blanc ainsi que la cuvée rouge Crescendo, où l'utilisation raisonnée de la barrique dans les plus beaux millésimes donne une ampleur au vin qui lui fait chanter l'opéra sur le mode ténor. C'est un vigneron intelligent qui ne commettra pas l'erreur de produire du jus de bois mais plutôt de mettre en valeur de cette façon ses meilleurs raisins. Nous passons commande d'un échantillon des différents vins. Le coffre est plein, il faut maintenant faire usage de la banquette arrière.

Dominique Joseph est un bon vivant. Parlez-lui de bières belges, et il devient intarissable. Il nous montre dans son cellier, au milieu des palettes de bouteilles de vin, sa réserve personnelle de bière où l'on trouve de l'Orval, de la Chimay, de la Westmalle et quelques autres bijoux de notre production nationale. 

A noter qu'il y a une brasserie artisanale dans les environs, mais nous n'avons pas eu le temps d'y faire un saut: la Brasserie des Fontaines à 49700 Les Verchers sur Layon, 11 Chemin des quarts. Selon des infos glanées sur internet: 

"Anne Catherine Sailly brasse pour le moment en petite quantité (brassins de 200 litres) 4 types de bières : la Fosse Blonde (5,5°), la Rose de Falun (blanche 4,6°), la Sarcophagus (brune 8,5°) et la Troglotte (ambrée 6°)." 

Si vous avez des commentaires de dégustation, merci de me les faire parvenir.  

Encore un mot sur le Petit Saint Vincent: vous croiserez peut-être dans la région de Saumur un pimpant pick-up Citroën bleu de 1928 magnifiquement restauré: compartiment de charge en bois fait main, moteur d'origine, lettrage peint à la main. Il y a de fortes chances que notre ami soit au volant, saluez-le de notre part. 

 

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