06/08/2008

LOIRE: Mercredi - De Nantes à Angers

Chapitre 1: Coteaux d'Ancenis

Les coteaux d'Ancenis sont AOVDQS de la région nantaise. A une quarantaine de kilomètres au nord-est de Nantes,  c'est une région qui respire le bon vivre. La Loire s'étire paresseusement le long des coteaux plantés de vignes qui produisent du gamay, du cabernet, du chenin et de la malvoisie.  

Nous suivons la route des vins en passant devant le château de Clermont, qui fut la propriété de Louis de Funès. Nous arrivons au Domaine des Génaudières, chez Athimon, où nous sommes accueillis pour une dégustation apéritive de rosé et de rouge. Le domaine surplombe la Loire face au château de Varennes et offre un point de vue magnifique. Les vins se donnent sans détour à notre soif, ce sont des vins d'amis à boire autour d'un apéritif ou d'une grillade. Nous apprenons que la malvoisie est un autre nom pour le pinot gris, et que dans la région, il est vinifié en sec ou en moelleux. Malheureusement, nous ne pouvons pas y goûter, il est épuisé. Nous garnissons le coffre de quelques bouteilles supplémentaires. Le coffre se remplit, heureusement que les gosses ne sont pas avec (aaah, je ne résiste pas à ce merveilleux belgicisme).

 

Chapitre 2: Une guinguette

Direction La Possonnière, juste à côté de Savennières. Au bord du fleuve, au port, se tient une guinguette, Les Tourbillons, qui propose une carte incitant au grignotage de quelques spécialités locales: tartines de fromage ou de rillettes, fritures ou rillauds, le tout arrosé de vins du pays. 

Notre menu se compose d'une tartine de chèvre, une assiette de rillauds et un fromage frais à la crème crue, le tout arrosé d'Anjou rosé et d'Anjou rouge (Domaine de Passavant). Ceci finit de nous persuader que décidément, le bonheur est dans le pré.

 

Chapitre 3: La quintessence du Savennières 

Savennières est à quelques tours de roue, nous tentons donc une visite chez Nicolas Joly, le pape de la viticulture biodynamique et propriétaire en exclusivité des 7 ha de l'AOC Coulée de Serrant, un des plus grands vins de France, aussi bien par sa qualité que sa rareté et son prix. Il s'agit d'une production de 20 à 25.000 bouteilles par an pour le monde entier, vendues au prix de presque 50 euro la bouteille. Le vignoble a été planté en 1130 par des moines cisterciens. Les vignes ont en moyenne 35 à 40 ans et les plus vieilles, 80 ans. Le rendement est de 20 à 25 hectolitres par hectare. C'est dire qu'ici la qualité n'est pas un vain mot. Pour des infos sur la viticulture biodynamique, je vous renvoie au site internet du domaine:

http://www.coulee-de-serrant.com 

Nicolas Joly produit également le Clos de la Bergerie, AOC Roche aux Moines (8 à 10.000 bouteilles), et le Vieux Clos, AOC Savennières (20.000 bouteilles). Il faudra compter minimum 20 euro pour une de ces bouteilles, également produites en biodynamique avec des rendements faibles. 

Le parcours dans le domaine pour rejoindre la superbe bâtisse se fait sur un chemin de terre dans un cadre enchanteur et sous un soleil de plomb. Ici tout est calme et serein. L'entrée pour les visiteurs se trouve à l'arrière du bâtiment par une petite porte entourée de végétation et surmontée d'une cloche qu'il nous faut actionner pour annoncer notre visite. Il y a quelque chose d'à la fois anodin et religieux dans ce tintement qui résonne gaiment dans l'air surchauffé. 

Une dame souriante nous ouvre la porte et nous invite à entrer. Dans la pénombre de la salle de dégustation, nous distinguons quelques anciens outils de vignerons, des affiches et informations sur le vignoble et la viticulture biodynamique. Au mur, une photo aérienne du vignoble où l'on distingue nettement la Coulée de Serrant. Sur une table, trois bouteilles posées simplement à côté de leur fiche explicative. Comme indiqué sur la porte, la dégustation implique l'achat d'au moins une bouteille. Comme ce vin est pour moi un mythe enfin devenu accessible, je n'ai aucune hésitation lorsque la dame me propose de goûter. 

C'est alors un autre monde qui s'ouvre à moi. Cette impression depuis le début d'accomplir un rite se cristallise dans cet instant de conviction d'avoir goûté au Graal. Par trois fois je connais cette sensation alors que la dame procède à notre initiation à la trinité de Nicolas Joly. 

Et nous terminons la cérémonie par une invitation à nous rendre au pied de la Coulée de Serrant en suivant l'allée de cyprès pendant que se prépare notre commande. 

Au départ de l'allée, nous rencontrons le maître des lieux qui nous salue et nous invite cordialement à suivre le chemin. Au cours de notre procession, la Loire se découvre à nous en contrebas entre les cyprès tandis que se dessine au bout de l'allée la pente abrupte de la Coulée de Serrant dont les vignes mûrissent leurs fruits sous un soleil éclatant. 

Et c'est l'âme en paix, et soulagés de nombreux euros, que nous emportons les précieux flacons, trois de chaque, en pensant déjà à la place de choix que nous leur réserverons dans notre cave. 

 

Chapitre 4: Le Carré Cointreau

Changement radical de style. Arrivés sur Angers vers 16h, nous partons directement sur Saint-Barthélémy-d'Anjou où se trouve la distillerie Cointreau.  

Liqueur angevine créée par les frères Cointreau au 19e siècle, c'est aussi la fabuleuse histoire d'un succès mondial qui s'est perpétué à travers les époques jusqu'à nos jours. 

C'est trop tard pour visiter le site de production, mais nous pouvons participer (pour une somme modique) à la dégustation et à l'initiation à l'art des cocktails.  

La formule en vogue actuellement est le Cointreaupolitan: un cocktail composé de 2 cl de jus de citron, 3 cl de jus de cranberry (canneberge ou airelles) et 5 cl de Cointreau. Verser dans cet ordre dans un shaker, ajouter de la glace, agiter et déguster… avec modération.

 

Chapitre 5: Le resto, ça inspire 

 Ce soir, souper cool à l'hôtel Mercure d'Angers. Melon/jambon et plat de pâtes accompagnés d'un Saumur-Champigny. Bonne surprise: cette cuvée Pélo produite par Le Petit Saint-Vincent de Dominique Joseph est à la fois fruitée, ample et puissante. C'est décidé, demain nous irons y faire un tour. Ca tombe bien, je n'ai pas encore de Saumur dans ma cave.

 

CEFOR 149

 

CEFOR 150

 

 CEFOR 151

 

 

CEFOR 152

 

 

 CEFOR 155

 

CEFOR 157
 

 

 CEFOR 159

 

 

CEFOR 160

 

 

CEFOR 161
 

 

 

 CEFOR 163

 

CEFOR 164
 

 

 CEFOR 165

 

 

CEFOR 185

 

CEFOR 175
 

 

 CEFOR 178

 

CEFOR 167
 

 

 CEFOR 166

 

 

 CEFOR 168

 

CEFOR 169

 

CEFOR 170
 

 

 CEFOR 172

 

CEFOR 173
 

 

CEFOR 180
 

 

 CEFOR 184

 

CEFOR 189
 

 

CEFOR 192
 

 

CEFOR 223
 

 

CEFOR 224
 

 

  

CEFOR 229
 

 

CEFOR 230
 

 

 CEFOR 227

 

CEFOR 195
 

 

 CEFOR 196

 

CEFOR 197
 

 

 CEFOR 200

 

CEFOR 203
 

 

 CEFOR 225

 

 CEFOR 204

 

CEFOR 206

 

 

 CEFOR 208

 

CEFOR 213
 

 

 CEFOR 214

 

CEFOR 215
 

 

 CEFOR 217

 

CEFOR 218

 

 CEFOR 219

 

CEFOR 221

 

 CEFOR 222

 

 

 CEFOR 561

 

 

CEFOR 231

 

 CEFOR 232

 

CEFOR 233

 

CEFOR 234
 

 

 CEFOR 236

 

CEFOR 235
 

 

 CEFOR 237

 

CEFOR 238
 

 

 CEFOR 239

 

CEFOR 243
 

 

 CEFOR 247

 

CEFOR 241
 

 

 CEFOR 248

 

CEFOR 249

 

 CEFOR 251

 

CEFOR 252