30/05/2009

Le Lion d'Or à Romorantin

En route pour la fête du Domaine Augis (voir post précédent),  nous avons prévu de passer la nuit dans un Relais et Château, le Lion d'Or à Romorantin, la charmante capitale de la Sologne.

La demeure d'époque Renaissance s'articule autour d'une cour intérieure où il fait bon siroter un vin (un Quincy, héhéhé), ou prendre le petit-déjeuner. Les chambres sont cossues et le personnel charmant. C'est un lieu de paix et de sérénité qui permet de s'adonner pleinement au bonheur de la gourmandise.

Car le restaurant dirigé par Didier Clément possède une étoile Michelin, reconnaissance plus que méritée de son talent de cuisinier que nous avons découvert ce soir-là avec beaucoup de bonheur, le temps d'un menu Vagabondage.

Aaaaaaah, ce menu Vagabondage qui porte si bien son nom, où l'on papillonne à chaque plat entre plusieurs assiettes servies simultanément, où s'offrent des mets déclinés en différentes préparations, n'hésitant pas à mêler le cru, le cuit, le froid, le chaud, comme cette Variation d'asperges de Sologne dégustée en entrée.

Et quel équilibre entre les goûts, où les fruits souvent présents respectent leur rôle de condiment, laissant la vedette à l'acteur principal, lui donnant la réplique juste là où il faut pour que l'ensemble se sublime dans l'oeuvre totale du plat.

Et le sommelier est vite devenu un bon camarade, répondant à  notre souhait d'un vin blanc sur l'ensemble du repas, avec d'abord un Montlouis sec Domaine de la grange Tiphaine cuvée Clef de Sol, suivi d'un Saumur blanc Domaine des Roches Neuves cuvée l'Insolite dont le chenin opulent a fait merveille sur la deuxième partie du repas, qui pourtant comprenait de l'agneau. Un verre de Bonnezeau Château de Fesles La Chapelle 1990 a pleinement contribué au plaisir du bouquet final du dessert.

Et c'est dans la cour à la lueur d'une bougie que nous avons grignoté les dernières mignardises, repus et ravis, comblés des bienfaits que recelle cette vénérable maison.

Le lendemain matin, nous rejoignons la cour pour un excellent petit-déjeûner avec des viennoiseries d'une délicatesse extrême.

Et nous partons sans oublier d'emporter le dernier livre de Marie-Christine Clément, La Citrouille est une Lune Naufragée (Albin Michel), dédicacé par l'auteure avec le sourire. Ce livre plein de poésie, dont les légumes sont les héros, a reçu le Grand Prix de Littérature Gourmande et est à croquer sans modération.

Il faudra revenir!

http://hotel-liondor.fr/francais/introduction.htm

18:24 Écrit par Cueillelejour dans Escapades | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : restaurant, hotel, clement, lion d or, romorantin, sologne |  Facebook |

16/08/2008

Bling Bling

Il faut lever un tabou. En ces temps de crise où il n'est pas politiquement correct de faire l'éloge du luxe, il faut affirmer haut et fort qu'il reste important de se faire plaisir. Pas à n'importe quel prix bien sûr. Et donc, oui, un européen moyen peut s'offrir une nuit dans un hôtel de classe internationale Sofitel, Hilton ou Conrad, sans devoir ensuite pendant 2 mois manger du pain sec tous les jours.

Parlons prix: si on se fie au tarif affiché, c'est effectivement hors de prix. Quand une chaîne d'hôtels se positionne au top, ça fait bien sûr tout de suite sérieux d'afficher un tarif à 400 euro la chambre.

Mais ces hôtels, comme tout le monde dans le business, ont besoin de clients. Il faut donc aller voir sur internet les offres spéciales. En général, le tarif weekend est avantageux, la semaine étant plutôt réservée à la clientèle d'affaires. En surfant ou en téléphonant, il y a moyen d'avoir des propositions intéressantes. Concrètement: entre 110 et 170 euro la chambre double, parfois petit-déjeuner ou/et bouteille de champagne dans la chambre compris. De quoi faire plaisir à votre partenaire, ainsi qu'à vous-même!

Nous avons donc testé pour vous, à l'occasion d'un anniversaire, un weekend à Bruxelles en nous encanaillant dans les hôtels de luxe.

Au programme: une nuit au Sofitel Louise, avenue de la Toison d'Or, un apéro au Hilton juste en face, et repas au Crystal Lounge, le resto branché du Sofitel.

A conseiller aussi dans les environs: l'hôtel Manos, chaussée de Charleroi ou le Conrad, avenue Louise. Tous dans un mouchoir de poche. 

Bon, qu'en est-il de l'expérience ? Mettez-vous dans la situation:

Dés l'arrivée, vous avez l'impression d'être quelqu'un d'important: devant l'hôtel se tient le voiturier qui va se charger d'aller parquer votre voiture. Bien sûr, ce service sera facturé par l'hôtel, votre carrosse se retrouvant pour la nuit dans un des parkings payants des environs. Mais au moins, vous ne vous emmerdez pas à trouver une place, puis votre chemin dans un dédale souterrain pour retourner à l'hôtel. Le voiturier est là, le gars connait son affaire. Lorsque vous quitterez le lendemain, il fera réapparaître votre carrosse, et ce sera le moment de lui glisser une pièce.

Délesté de tout souci de parking, vous franchissez la porte de l'hôtel sur un tapis rouge, et un escalier automatique surmonté d'un lustre monumental vous emmène vers le 7e ciel de la réception. Une hôtesse ne semble attendre que vous: souriante, lisse et professionnelle jusqu'au bout des ongles, elle vous inscrit  au nombre des élus possédant pour une nuit la clé d'une chambre de ce petit paradis. Vous jetez déjà un oeil gourmand sur la terrasse ensoleillée du bar et vous vous promettez d'y venir prendre un cocktail.

Ca y est, vous avez votre clé, vous pouvez appeler l'ascenseur. Pas un bête ascenseur comme dans les parkings souterrains, mais un qui fait "ding" de façon très élégante lorsque la porte s'ouvre en découvrant soit des boiseries ouvragées et du laiton blinquant, soit un habillage intégral en coussinets cuir qui vous donne l'impression d'entrer dans le salon d'un docteur.

Une fois à l'étage, vous prenez le temps de savourer le moment où votre clé électronique débloque la porte de ce qui sera jusqu'au lendemain votre chambre. Vous admirez l'agencement impeccable des lieux qui s'offrent à votre regard, découvrez le confort de la literie, notez la petite attention de la direction et vous vous dirigez vers la salle de bain.

Si votre moitié ravie ne vous a pas déjà sauté au cou pour vous faire l'amour "là, tout de suite", vous l'invitez à se détendre, soit dans la baignoire aux dimensions de piscine olympique, soit dans la douche panoramique où l'on pourrait faire bal, en profitant des produits parfumés à votre disposition et de la musique de votre choix, la salle de bain disposant souvent d'un haut-parleur fonctionnant sur la télé (écran plat) ou la radio (Bose). Voilà un séjour qui commence bien.

Comme promis, vous prenez un verre au bar. On ne s'ennuie pas avec la note, on la met sur le compte de la chambre. Demain est un autre jour. Madame prend un cocktail et Monsieur déguste médusé une Westvleteren 8 à un prix tout à fait prohibitif, mais que voulez-vous: on n'en trouve nulle part, mais ici, c'est à la carte ! Un grand moment d'exception paradoxale que cette bière, brassée en quantité confidentielle par des moines faisant voeux de pauvreté et dégustée dans un temple du luxe où rien n'est trop beau pour le client s'il a les moyens.

Après une séance de lèche-vitrine avenue Louise, vous avez soif et vous décidez de prendre l'apéro au bar du Hilton, qui se trouve juste en face du Sofitel. Vous contournez la Rolls garée juste devant l'entrée et pénétrez dans le hall aux innombrables métres carrés marbrés. Le bar est dans le plus pur style américain. Aucune fenêtre afin de créer une ambiance intemporelle et feutrée, lumière tamisée, des fauteuils club cuir et une légère odeur de bon cigare. Vous choisissez votre cocktail sur le conseil avisé du barman, c'est un pro. Ensuite, vous profitez de l'instant d'intimité avec votre moitié, le lieu se prêtant à merveille aux chuchotements.

Retour au Sofitel pour le souper. La déco du restaurant de l'hôtel, le Crystal Lounge, a été confié à Antoine Pinto, le pape du design Horeca dernier cri, concepteur entre autres de La Quincaillerie et du Belga Queen. Le repas est tout à fait abordable, surtout que vous choisissez le menu. Le design de l'endroit se prolonge dans les assiettes, un soin particulier étant mis à la présentation.

Après un dernier verre, vous rejoindrez votre chambre où vous attend pour une nuit une literie de compétition. A moins que vous ne décidiez une petite sortie en ville...

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11:43 Écrit par Cueillelejour dans Escapades | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : bruxelles, hotel, luxe, bling bling |  Facebook |