07/08/2008

LOIRE: Jeudi D'Angers à Tours Partie 2

2e partie du post du jeudi:

Chapitre 2: Fontevraud

Nous avions prévu d'acheter les marchandises pour un pique-nique, mais il est déjà 13h bien fait. Nous décidons donc de rejoindre Fontevraud, où nous connaissons un bon resto.  

Fontevraud est connu pour son abbaye qui abrite les gisants des plantagenêts: entre autres Henri II, Aliénor d'Aquitaine, Richard Cœur de Lion et Isabelle d'Angoulême y sont enterrés. Que du beau monde ! 

Mais nous y faisons étape pour un autre genre de pèlerinage. 

Au centre du village, La Croix blanche est un établissement des Logis de France qui possède un excellent restaurant. Nous le connaissons pour y avoir séjourné il y a quelques années. J'ai encore en mémoire d'y avoir dégusté un Saint-Nicolas de Bourgueil de 1985, et c'est toujours avec beaucoup d'émotion que j'y repense. 

Installé sur la terrasse du gastro (il y a aussi une brasserie et une crêperie), nous découvrons avec bonheur le menu terroir. Et je commande avec délectation des rillettes de lapin en entrée et un brochet au beurre blanc en plat. Je m'étais juré de goûter du brochet durant le séjour, c'est l'occasion. Le tout sera accompagné d'un Saumur blanc. Pour dessert, crème brûlée à la rose et un petit verre de Royal Combier. Comme Cointreau, Combier est un liquoriste du 19e siècle, inventeur du Triple sec. La distillerie, située à Saumur, peut être visitée. Plus d'info sur: 

http://www.combier.fr

Encore un mot: nous devons encore découvrir à Fontevraud les secrets de La Licorne.

Chapitre 3: Yannick Amirault 

Il fait près de 35°, on se croirait à la Côte d'Azur mais avec beaucoup moins de monde. Après le repas, nous arrangeons un peu notre précieux chargement afin de gagner de la place. C'est avec soulagement que je démarre le moteur et l'airco, inquiet que la chaleur prolongée ne perturbe les bouteilles qui reposent dans le coffre. 

Direction Bourgueil chez Yannick Amirault. J'ai eu l'occasion le mois passé de boire pour la première fois un magnum de son Grand Clos 2003 qui dormait en ma cave depuis son acquisition. La beauté de cette cuvée a fini de me persuader que je ne pouvais passer dans la région sans m'arrêter pour acheter quelques flacons du dernier millésime disponible, surtout que ce vin doit reposer en cave quelques années. 

Ici, on n'est pas sur le Bourgueil léger que l'on tape négligemment dans un seau à glace jusqu'à ce qu'il soit plus froid qu'une Stella pression. Par pitié, Barbare, si c'est tout ce que tu connais du Bourgueil, passe ici ton chemin. S'il est certain Bourgueil que l'on peut boire jeune et frais, sans pour autant lui faire subir une réfrigération outrecuidante, Yannick Amirault et d'autres viticulteurs de la région produisent des vins de qualité avec le plus grand soin, qui exigent notre respect et souvent une certaine patience pour les laisser mûrir. Pour avoir pu boire des Bourgueil et Saint-Nicolas de Bourgueil avec dix à vingt ans de cave, je peux dire que la patience sera récompensée pour peu que le vin à l'origine en vaille la peine. 

Pour les grandes soifs d'été demandant de la fraîcheur, il existe du Bourgueil rosé qui apporte également grande satisfaction à table. 

Et c'est avec difficulté que nous trouvons de la place dans la voiture pour quelques bouteilles supplémentaires.

 

Chapitre 4: Andouille et andouillette

On ne chantera jamais assez l'éloge de l'andouille et de l'andouillette. Cette spécialité typiquement française fait le bonheur de tout gastronome averti. Et pour peu qu'une andouille rencontre un cuistot qui sait y faire dans la tradition de son terroir, c'est un grand moment de table en perspective. 

Bon, d'accord, pour les "nâreux", il vaut mieux ne pas trop penser à ce qu'il y a dedans. Mais faites confiance au charcutier et laissez vos papilles faire leur travail, elles vous convaincront sans peine qu'au-delà de l'idée, il y a dans ce met du génie. Rabelais, un gars de la région, évoque l'andouille comme un des mets préférés des tourangeaux, et a écrit dans Pantagruel un morceau d'anthologie, " La guerre des Andoyles et de Quaresmeprenant ". 

Si vous voulez tout savoir sur ces merveilleux produits, surfez vite sur: 

http://www.infocharcuteries.fr/index.php?option=com_content&task=view&id=54&Itemid=238 (andouille) 

http://www.infocharcuteries.fr/index.php?option=com_content&task=view&id=58&Itemid=237 (andouillette) 

Tout ceci pour dire que le soir à l'hôtel Mercure de Tours, j'ai eu l'agréable surprise de trouver à la carte une Brochette d'andouillette et poires tapées au Vouvray. Un véritable joyaux de la gastronomie locale.  

Un mot sur les poires tapées, peut-être, avant de terminer le post de ce jour que nous avons cueilli avec délice ?  

Spécialité culinaire originale et reconnue, la poire tapée est un fruit séché traditionnellement au four à bois. L'objectif n'est pas de les cuire mais de les déshydrater. Après deux jours dans le four, les poires sont retirées, retournées une à une, resserrées dans les claies puis enfournées de nouveau pour 24 heures avant d'être aplaties. L'opération pouvant se renouveler jusqu'à ce que les poires soient totalement déshydratées. Si certains les apprécient natures comme un fruit sec, d'autres les préfèrent en marmelade ou en terrines, d'autres encore les dégustent réhydratées dans des préparations culinaires, comme cette brochette d'andouillette. 

Deux producteurs sont actifs dans la région de Saumur. Vous trouverez sur leur site l'historique du produit, les heures de visite et des recettes: 

http://www.poirestapees.com 

http://www.reines-de-touraine.com/sommaire.php3?choix_langue=fr

 

A demain pour de nouvelles aventures...

 

 

 

 

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LOIRE: Jeudi - D'Angers à Tours Partie 1

Le Post du jeudi se fait en 2 X (trop de photos, j'ai sukkelé une bonne partie de la nuit, pfff)

Chapitre 1: Le Petit Saint Vincent à Varrains 

Après avoir photographié les imposantes murailles du château d'Angers, construit au XIIIe siècle par Saint-Louis, nous nous dirigeons vers Varrains à côté de Saumur, à une bonne soixantaine de kilomètres. Juste avant midi, nous entrons dans la cour du Petit Saint Vincent et faisons la connaissance de Dominique Joseph. 

C'est un personnage, encore jeune mais passionné par son métier. Il nous présente sa gamme et nous goûtons un rosé sec et vineux comme nous l'aimons, un Saumur-Champigny tendre pour les jours de soif, et la cuvée Pélo que nous avons découverte hier et qui trouvera sa place sur une bonne table. Il nous fait également goûter son Saumur blanc ainsi que la cuvée rouge Crescendo, où l'utilisation raisonnée de la barrique dans les plus beaux millésimes donne une ampleur au vin qui lui fait chanter l'opéra sur le mode ténor. C'est un vigneron intelligent qui ne commettra pas l'erreur de produire du jus de bois mais plutôt de mettre en valeur de cette façon ses meilleurs raisins. Nous passons commande d'un échantillon des différents vins. Le coffre est plein, il faut maintenant faire usage de la banquette arrière.

Dominique Joseph est un bon vivant. Parlez-lui de bières belges, et il devient intarissable. Il nous montre dans son cellier, au milieu des palettes de bouteilles de vin, sa réserve personnelle de bière où l'on trouve de l'Orval, de la Chimay, de la Westmalle et quelques autres bijoux de notre production nationale. 

A noter qu'il y a une brasserie artisanale dans les environs, mais nous n'avons pas eu le temps d'y faire un saut: la Brasserie des Fontaines à 49700 Les Verchers sur Layon, 11 Chemin des quarts. Selon des infos glanées sur internet: 

"Anne Catherine Sailly brasse pour le moment en petite quantité (brassins de 200 litres) 4 types de bières : la Fosse Blonde (5,5°), la Rose de Falun (blanche 4,6°), la Sarcophagus (brune 8,5°) et la Troglotte (ambrée 6°)." 

Si vous avez des commentaires de dégustation, merci de me les faire parvenir.  

Encore un mot sur le Petit Saint Vincent: vous croiserez peut-être dans la région de Saumur un pimpant pick-up Citroën bleu de 1928 magnifiquement restauré: compartiment de charge en bois fait main, moteur d'origine, lettrage peint à la main. Il y a de fortes chances que notre ami soit au volant, saluez-le de notre part. 

 

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