17/01/2010

Château du Mylord à Ellezelles: le menu Truffes

 

CHATEAU DU MYLORD A ELLEZELLES

Menu Truffes

Les produits du moment en dégustations ...
Dégustation Gastronomique
100,00 € - oeno ( 5 vins ) + 45,00 €
( menu servi du 7 janvier au 17 février 2010 inclus ) - tel : 068 54 26 02


Dégustation Gastronomique

Coquilles Saint-Jacques marinée et rôtie en croûte de pain,
textures de chou-fleur, pissenlit et truffes

Grosse langoustine « à la plancha », œuf de ferme croquant,
céleri rave en composition et vinaigrette de truffe

Sole à la truffe cuite à basse température,
tête pressée, artichaut et lardo di colonnata,
jus brun au vinaigre de cabernet sauvignon

Selle d’agneau de Sisteron rôti à la tapenade de truffes,
pomme de terre gratinée aux truffes,
nuance de topinambour, jus d’agneau nature

Camembert fermier aux truffes et son "gel",
fruits secs et "poire Williams"

Rectangle de brioche façon pain perdu,
mangue en compotée et rôtie, glace à la truffe

Mignardises



Vins proposés:

Tour des Gendres "Cuvée des Conti" 2007.
Bergerac Sec.

Domaine Rotier "Renaissance" 2006.
Gaillac.

Château de Jurque "Emotion" 2008.
Jurançon sec.

Château Aydie. 2006.
Madiran.

Château du Cèdre. 2004.
Cahors.

Domaine Rotier "Renaissance" 2006.
Gaillac Doux.

Cela faisait quelques temps que nous n'étions plus allés au Château du Mylord. Avec ses 2 étoiles au firmament Michelin, la famille Thomaes n'en finit pas de nous enchanter.

Si le mois de janvier et l'hiver vous pèsent, ce menu truffes illuminera votre vie l'espace d'un repas dans le cadre enchanteur de la belle salle parquetée chauffée d'un feu de bois dans la majestueuse cheminée.

Ce menu s'accompagne d'une sélection de vins du sud-ouest qui en fait une véritable symphonie gustative. Le sommelier Bart connait bien son affaire, l'accord mets/vins frise la perfection. Tandis que Carlo et Anne sont aux petits soins pour nous faire passer un excellent moment de table.

Comme nous sommes gourmands, nous avons même pris deux fois du fromage, la charriotte bien garnie offrant même des fromages écossais^^      Embarassé

Et tout ça s'est terminé avec un armagnac 1965, histoire de rester sur la note sud-ouest  Langue tirée

Voici quelques photos prises ce jour-là.

Pour un reportage précédent plus complet avec le soleil en plus:

http://ceformidable.skynetblogs.be/post/5860932/ellezelles

 

10:52 Écrit par Cueillelejour dans Escapades | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : michelin, ellezelles, mylord, thomaes |  Facebook |

24/12/2009

Lille marché de Noël

Ceux qui visitent régulièrement ce blog connaissent mon amour pour la capitale du Nord, Lille, la seule région de France où on fait à la fois de la bonne bière et du pékêt (genièvre pour les non wallons).
Cette ville est tellement sympa qu'elle aurait du être belge. En fait, elle est belge, puisque certains lillois se disent flamands Clin d'oeil
Trêve de badinage. Nous nous y sommes rendus, bravant la tempête de neige qui tourmentait le pays, et c'est sous un blanc manteau que la ville, tout en habits de lumière, vrombissait de l'activité de Noël.
Le voyage, ça creuse. Nous avons donc soupé (dîné, hèhè!) dans un chouette resto où la pomme de terre tient la vedette: Les Charlottes en Ville (http://www.lescharlottesenville.com/).
Adresse très sympa à prix doux, la carte est délicieusement canaille et propose une gamme de plats de campagne, plats de cochon, plats de montagne, salades et plats... parmentiers. De saison, quoi!
En parlant avec un des cuistots, il s'avère que ce sont des tonnes de pommes de terre du pays qui atterrissent ici dans les assiettes, choisies selon la saison et livrées par des fournisseurs locaux. Actuellement, ils travaillent la Mimosa. Elle est douce en bouche, fondante, onctueuse, un vrai régal.
Ce qui ne gache rien, plusieurs bières belges sont servies au fût. Seul bémol: la Karmeliet que j'avais commandée avait un "goût de tuyau". Quand je l'ai demandé, on m'a changé cette bière pour une Affligem, également servie au fût et avec un goût normal. Ensuite, le garçon a goûté la Karmeliet et prétendu que le goût était normal.
Pour me permettre une parenthèse, une fois n'est pas coutume:
1) à moi on ne la fait pas, je connais le goût normal de la Karmeliet, le goût de tuyau est très caractéristique,  et mon épouse a confirmé mon impression.
2) même si c'est le client qui se trompe, devant tout le restaurant affirmer que le goût est normal, c'est vraiment dire: "je te change ta bière, mais c'est toi qu'a tort". Maladroit.
Le goût de tuyau provient de bactéries qui se développent dans les tuyauteries et qui donnent à la bière un goût très désagréable.
C'est pas donné à tout le monde d'avoir un bon restaurant ET un bon débit de bière, on ne va pas en faire un fromage. La nourriture est très bonne, on y retournera à la première occasion, et on boira du vin, fin de la parenthèse.
Après cette roborative collation, direction la Place De Gaulle où resplendissent de mille feux la grande roue et le sapin. Les décos sont splendides sous la vraie neige, et nous ne résistons pas à nous élever dans l'air glacé pour jouir du spectacle en hauteur.
Ensuite, visite du village de noël avec dégustation de vin chaud et bretzel. 
Nous terminons la soirée à La Cloche devant une Trois Monts, merveille de la production brassicole locale.
Le lendemain midi, brunch aux huîtres et au champagne à la boutique de l'Huitrière (http://www.huitriere.fr/). Depuis septembre 2008, ce haut lieu de la gastronomie de la mer a eu  l'excellente idée d'installer dans la poissonnerie quelques tables où l'on peut déguster des huîtres et crustacés. Heureuse initiative. Nous avons la ferme intention de ne pas nous en tenir là, et à la prochaine occasion de réserver une table au restaurant.
C'est ravis que nous reprenons la route de notre chère Wallonie.

16:27 Écrit par Cueillelejour dans Escapades | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : noel, lille, charlottes en ville, huitriere, gout de tuyau |  Facebook |

06/12/2009

Le Postay: Pourquoi - Comment ?

Retour au Postay d'Anthony Delhasse, 3 ans (déjà!) après notre dernière visite datant d'avant la création de ce blog et la première étoile Michelin (2007). La St-Nicolas coincidant avec notre anniversaire de mariage, c'est l'occasion qui fait le larron en foire, yekyekyek!  Rigolant

Ce chef nous avait alors séduits avec sa cuisine ludique et créative mais aussi par l'accueil que nous avions reçu, la soirée se terminant avec Anthony Delhasse et son épouse autour d'un verre de whisky.

Comme à l'époque, nous avons réservé une chambre afin de ne pas avoir à reprendre la route dans la nuit.

Et comme précédemment, nous avons opté pour le menu 10 services vins compris, intitulé cette fois " Pourquoi - Comment ? ", une farandole de petit plats ciselés comme des bijoux avec chaque fois un accord parfait de vin, une balade de goût aux détours surprenants.

Le spectacle commence dès l'apéritif avec quatre petites préparations:

"Foie gras aérien, spaghetti de consommé"

Un "007" évidemment à base de vodka, Martini et olive

Un curieux crustacé  portant le nom de "Pousse-pied" à la mayonnaise de crustacé et algue, et une mini pizza déstructurée.

Les assiettes s'enchaînent pour notre plus grand plaisir:

"Cabillaud crucuit aux citrons, encornets croquants, câpres, crème de seiche et caviar de hareng fumé"

"Homard Cru, Petits Pois, Yuzu, Neige de Crevettes, Gingembreé"

"Queue de Homard, Panais, Echalotes, Confiture d'Huile d'Olives, Rochers de Crustacés"

"Saint-Jacques, Choucroute, Pomme de terre, Lard, Serrano"

"Foie Gras comme un dessert (ben oui, y a du chocolat!), noisettes, amandes"

"Biche, Noisettes, Coings, Pedro Jimenez, Sésames"

"Lièvre, Topinambours, Radis, Balsamique, Parmentier de cuisses"

Puis, en clin d'oeil au terroir, du "Herve Caillé, pommes, sirop de Liège, Hervoise, Betteraves"

En dessert un "Mandarine, Eucalyptus, persil",  et nous concluons sur un fabuleux "Sugar Wood, pierre, terre, champignons, végétaux" aussi hétéroclite au goût qu'à la vue, une explosion de saveurs.

Nous avons été éblouis par la qualité et la justesse de la sélection des vins, exclusivement français, servis par la main sûre et généreuse de la patronne.

Après ce feu d'artifice, nous zappons le café et terminons dans la chambre avec une bouteille de champagne... Clin d'oeil

Pourquoi - Comment ? Pour le savoir, faites l'expérience !

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18/10/2009

Brassigaume 2009

Fervent amateur de bières artisanales, je profite d'un déplacement professionnel dans le sud du pays le vendredi pour loger au Grand-Duché et le lendemain faire le parcours de dégustation à Brassigaume.

Le matin, arrêt à Arlon pour une visite et quelques achats à la boutique Mi Orge Mi Houblon, une véritable caverne d'Ali Baba pour tout amateur de bière.

logo-mi-orge-mi-houblon-03

Leur site: http://www.miorgemihoublon.be/index.php?option=com_frontp...

Leur blog: http://miorgemihoublon.blogspot.com/

Après un bon repas à Habay (voir post précédent), nous entrons dans le chapiteau où une vingtaine de maîtres brasseurs font découvrir leurs produits.

Après l'achat d'un verre estampillé au nom de l'événement et des jetons pour les boissons, nous commençons notre voyage au pays du houblon (voir site http://www.brassigaume.be/).

L'ambiance est bon enfant, nous papillonnons de verre en verre, et de surprise en surprise. L'Italie est bien représentée, l'Angleterre aussi. Rencontres surprenantes, comme cette bière de fermentation spontanée de la brasserie italienne Panil, à la richesse aromatique intense. L'événement mérite bien son appellation de "Festival international des bières de caractère".

Nous alternons nos bières favorites (notamment Rulles dans ses différentes déclinaisons) avec les découvertes séduisantes(notamment l'Augrenoise).

Réflexion sur le fait que les toilettes soient payantes: c'est vrai, il faut payer le liquide quand il entre et quand il sort. D'un autre côté, il faut reconnaître que la propreté de ces lieux, susceptibles de connaître tous les débordements, était exemplaire. Pour ma part, j'ai arrosé tout au long de la soirée le même buisson derrière la tente qui devait sans doute avoir la gueule de bois ce matin!

Brassigaume

14:21 Écrit par Cueillelejour dans Escapades | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : biere, gaume, brasseurs, brasseries, brassigaume |  Facebook |

Les Plats Canailles de la Bleue Maison à Habay

Escapade en Gaume à l'occasion de Brassigaume à Marbehan.

Avant d'aller déguster les bières, il est question de bien manger pour se caler l'estomac.

A Habay se cache dans un écrin de verdure la  Bleue Maison sur le site du Pont d'Oye.

L'endroit est féérique, on s'attend à chaque instant à voir surgir un nain ou une licorne au détour d'un bosquet.

A l'intérieur, feu de bois et décor campagnard, accueil très prévenant et une carte canaille plutôt gastronomique. Le choix des vins, inspiré par Pascal Carré (http://www.lacavedusommelier.lu/) est large et permet même de piocher dans d'anciens millésimes.

L'équipe est très jeune et cela donne parfois un ton "école hôtellière" au service, assuré sous l'oeil attentif de la patronne. Voir la jeunesse au travail est réjouissant, la relève est assurée.

Nous dégustons le menu gibier-champignons des bois en choisissant nous-même le vin. Trévallon n'est plus en stock, le jeune sommelier nous conseille un VDP des Collines Rhodaniennes de Xavier Mourier répondant au nom charmant de Patience et dont la syrah fait merveille sur le menu.

http://www.forgesdupontdoye.com/

07/10/2009

Salon des vins de terroir à Seclin (Lille) automne 2009

Seclin

 

 

sommelier

 

 

 

SECLIN (Lille)
Parc de la Ramie 60 rue Marx Dormoy 59113 Seclin
du 30 oct. au 02 nov. 2009

 

http://www.vins-de-terroir.com/accueil_salon.php?idSalon=32

21:32 Écrit par Cueillelejour dans Escapades | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : vin, seclin, salon des vin de terroir |  Facebook |

04/10/2009

Megavino & Brassigaume

Le 3e week-end d'octobre sera riche pour ceux qui aiment la bière et le vin: 

logo-Megavino-2009_top

 

La 11e édition du salon Megavino vous accueillera du 16 au 19 octobre 2009 au Palais 3 de Bruxelles Expo avec Bordeaux comme hôte d’honneur.

http://www.megavino.be/fr/

Megavino accueille cette année pour la première fois son ‘petit frère’: Megaspirits. Un pavillon exclusivement réservé aux alcools et spiritueux provenant d’une dizaine de pays différents.

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brassigaume

Pour les fondus de bières, le festival Brassigaume aura lieu à Marbehan les 17 & 18 octobre:

http://www.brassigaume.be/

Accueil par les petites brasseries dans des stands sous chapiteau, afin de déguster les bières artisanales dans une ambiance très conviviale.  C'est aussi l'occasion pour le public de se restaurer avec différents repas à base de bières présentes au Festival.

Brassigaume ne sélectionne que les brasseries authentiques et met tout en oeuvre afin que les amateurs de bonnes bières puissent découvrir la richesse du patrimoine brassicole belge mais aussi d'ailleurs.

Situé au coeur de la Gaume, le festival Brassigaume à lieu sous chapiteaux chauffés à Marbehan (20 km d'Arlon, autoroute E411 sortie Rulles).

16:37 Écrit par Cueillelejour dans Escapades | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : biere, vin, brassigaume, megavino |  Facebook |

30/09/2009

ESCAPADE BRETO-NORMANDO-CHAMPENOISE 4

Dernier volet de notre escapade Breto-Normando-Champenoise.

Vendredi 25 et samedi 26 septembre:

Après la dégustation de cidre et calvados chez Dupont le vendredi matin (voir post précédent), la route vers Disneyland Paris semble un peu longue. Une fois arrivé, passage obligatoire aux boutiques du Val d'Europe pour achat-fringues-des-gosses. Ensuite, direction foire aux pin's Disney, où mon épouse et d'autres doux dingues collectionneurs de pin's vont faire plus d'une heure de file pour avoir les 2 pin's du mois (série limitée, quand même!) pendant que je me promène dans les bois.

Il est passé 20h lorsque nous arrivons à l'hôtel New York, et nous avons juste le temps de nous présenter au restaurant Manhattan pour un repas aux saveurs italiennes arrosé d'un Côtes du Rhône Guigal. Ensuite dodo.

Le lendemain matin, belle surprise lorsque nous ouvrons les tentures de la chambre: nous avons une vue magnifique sur le point d'eau avec en face l'hôtel New Port Bay et à droite la montgolfière. Vite au petit déjeuner, coucou à Minnie, et nous nous mettons en route vers la champagne.

Nous arrivons vers midi à Vincelles, un petit village au sein des vallons plantés de vignes entre Château-Thierry et Epernay, où je veux acheter un Vincelles rouge vieilles vignes AOC Coteau champenois que j'ai eu l'occasion de goûter auparavant. La dame de la coopérative Blin nous accueille chaleureusement et nous en profitons pour goûter le champagne (http://www.champagne-blin.com/accueil.asp?ID=118544).

Ensuite en route pour Epernay, où nous cherchons où nous restaurer. Très bonne surprise lorsque nous franchissons la porte de La Cave à Champagne, une charmante adresse menée par un bon cuistôt, Bernard Ocio, qui propose déjà un "Menu Sympa" à 17 euro (http://www.la-cave-a-champagne.com/intro.htm).

La carte des vins comporte bien entendu une majorité de champagnes, et tout est mis en oeuvre pour mettre en avant des champagnes de vignerons locaux,  qui se marient merveilleusement bien avec la cuisine du chef.

Je suis un fervent amateur de boudin blanc de Rethel (j'en ai fait l'éloge ultérieurement sur ce blog), et c'est avec plaisir que je découvre dans le Menu Sympa la possibilité de commander une Tarte friande de boudin blanc de Rethel à la crème de morilles. Elle sera suivie d'une Volaille fermière en coq au vin de Bouzy. Le tout accompagné sur le conseil de la patronne d'un champagne de R. Pouillon, vigneron à Mareuil-sur-Aÿ.

C'est repu et ravi que nous quittons cette excellente adresse où nous reviendrons dès que possible.

Retour vers la Belgique sous un soleil d'été indien.

29/09/2009

ESCAPADE BRETO-NORMANDO-CHAMPENOISE 3

Jeudi 24 septembre:

Après une courte visite à l'entrepôt à épices d'Olivier Roellinger (http://maisons-de-bricourt.com/les-Maisons-de-Bricourt/l-...), nous prenons la route vers le Pays d'Auge.

A Dives-Sur-Mer nous cherchons un endroit où manger (déjeûner pour les français, dîner pour les belges, bref c'est l'heure de midi).

Nous tombons sur une adresse comme je les aime, un resto terroir authentique qui mijote des plats canailles, où la carte regorge d'institutions de la cuisine française comme le navarin, la tête de veau,  le boudin, les ris de veau, les rognons et j'en passe: Le Bougnat (http://www.chezlebougnat.fr/FR_bougnat.htm). J'y ai mangé un pot-au-feu qui mériterait d'être inscrit au patrimoine de l'humanité. Et en plus, ils ont un 2e restaurant à Cabourg, spécialisé dans le poisson, que nous nous promettons d'aller visiter un jour.

Enchanté de notre découverte, nous prenons la route de Cambremer, à une trentaine de kilomètres au sud, où nous avons réservé une chambre au Château Les Bruyères, un Relais du Silence en plein Pays d'Auge.

A l'entrée de l'allée menant au Château, les pilastres sont bardés de références de guides gastronomiques et hôtelliers. Nous pénétrons dans le domaine pour nous trouver devant une demeure aux allures de château de Moulinsart.

La bâtisse d'époque napoléonienne et le jardin témoignent de l'amour des propriétaires pour les chevaux et la décoration champêtre et exotique. Ne pas manquer la balade dans le potager, qui fournit une partie des fruits, légumes et aromates que l'on retrouve dans l'assiette.

Nous nous installons dans le salon pour l'apéritif. Le garçon, un italien très prévenant, allume une flambée dans l'imposante cheminée et nous présente la carte des boissons. Jamais je n'ai vu un choix aussi large de cidres et de calvados. C'est clair, le Pays d'Auge est à l'honneur, et c'est l'occasion rêvée de découvrir la production locale. Allons donc pour un cidre Cuvée Colette du Domaine Dupont. Il s'agit d'un cidre qui a la finesse, la bulle et la couleur d'un champagne, au goût subtil et léger, qui fait merveille à l'apéritif. Nous recevons en accompagnement des chips de menthe, carotte et courgette, à partir de légumes du jardin bien entendu.

Le chef et propriétaire des lieux, Philippe Harfaux propose un menu "Spécial Pays d'Auge" qui permet de choisir librement une entrée, un plat et un fromage et/ou dessert pour un prix fixe, et d'associer ce choix à du cidre, du pommeau ou du poiré assorti au plat. Le choix est large et l'intitulé de plats alléchant, favorisant les produits locaux et les préparations s'alliant à la dégustation de cidre.

Nous recevons d'abord des amuse-bouches (sorbet de courge, bisque de langoustines et palourde à l'escargot) avec un cidre sec de couleur ambrée. Ensuite, c'est le Foie gras mariné au Pommeau du Manoir de la Brière des Fontaines, Chips de Pomme, Pomme à cidre «Douce Moen » à la mousse de foie gras, accompagné d'un Pommeau 5 ans d'âge du Père Jules. Suivent les Rognons de veau « Bruyères » à la façon du chef, Gratin de Cèpes aux poires accompagné d’un cidre brut de Théo Capelle (Cotentin).

Ma compagne de table, rétive à tout produit issu de la pomme, dégustera ses plat au vin blanc de bourgogne, la carte des vins proposant un généreux assortiment. Elle déguste une assiette de tomates du jardin et un carré de noix de veau aux haricots de Paimpol.

Contraints de nous arrêter là devant de si copieuses rations, nous déclinons le fromage et rejoignons notre chambre cossue du premier étage. Comme digestif et somnifère, un Calvados Bouvachon 22 ans d'âge a fait merveilles.

Le lendemain matin, nous prenons un copieux petit-déjeuner, où nous dégustons quelques fromages régionaux (Pont-l'Evêque, Livarot et Camenbert) ainsi qu'un échantillon de l'impressionnant assortiment de confitures maison.

Avant de nous mettre en route vers Paris, nous visitons le Domaine Dupont à quelques kilomètres de là afin d'acheter quelques bouteilles de cidre, pommeau, calvados et jus de pommes (http://www.calvados-dupont.com/). Issu d'une double distillation, le calvados Dupont est d'une très grande finesse.

Quel beau pays !

 

28/09/2009

ESCAPADE BRETO-NORMANDO-CHAMPENOISE 2

Mercredi 23 septembre:

Depuis Honfleur, il nous faut rouler 2 bonnes heures pour atteindre Cancale, son port, son parc à huîtres et surtout le Château Richeux d'Olivier Roellinger (voir http://maisons-de-bricourt.com/les-Maisons-de-Bricourt/ch... et http://ceformidable.skynetblogs.be/post/6452605/bretagne-...).

Arrivés vers midi, nous nous installons au soleil, à la terrasse de notre bar à huîtres préféré: Le Pied d'Cheval (http://www.au-pied-de-cheval.com/). Nous commandons des huîtres creuses, des huîtres plates et des moules de bouchot.

Les huîtres de Cancale ont une saveur incomparable, et une fois qu'on y a goûté sur place, on devient vraiment accro. Les moules de bouchot sont appelées ainsi car elles sont élevées sur pilotis, appelés bouchots. Elles sont plus petites que les moules de Zélande, qui font l'essentiel de la consommation en Belgique,  mais ont un goût et un moelleux qui en font un met d'une délicatesse extrême.

Après une balade sur les hauteurs de Cancale qui nous offre une vue digne d'une carte postale, nous rejoignons le Château Richeux. Si cela fait bien dix ans que nous allons manger au restaurant Le Coquillage, c'est la première fois que nous y allons dormir. Nous réalisons un vieux rêve, et l'expérience est à la hauteur de nos attentes. La chambre est magnifique avec une vue imprenable sur la baie du Mont Saint-Michel.

Le soir, nous dégustons la spécialité de la maison, le Grignotage, un service de préparations froides et un service de préparations chaudes autour des produits de la mer, suivi du chariot de fromages et de la roulante des desserts. Le bonheur parfait.

 

27/09/2009

ESCAPADE BRETO-NORMANDO-CHAMPENOISE 1

C'est vrai, je le confesse, j'ai brossé les cours de cuisine mercredi et samedi passé. Mais c'était pour la bonne cause: une escapade gastronomico-didactique breto-normando-champenoise qui nous a permis de revisiter des valeurs sûres et découvrir de nouvelles adresses. En voici le récit et les photos en quelques reportages.

Mardi 22 septembre:

Départ de Namur fin de matinée. Vers midi, nous nous arrêtons à Amiens afin de casser la croûte et découvrir l'endroit. Tentés par un 3 fourchettes Michelin au bord de l'eau, nous entrons aux Marissons avec la ferme résolution de manger léger. Granité de melon pour elle et tartare de truite pour moi en entrée puis du brochet en plat, et une faisselle aux fruits rouge pour elle et un dessert à l'ananas pour moi. Le tout arrosé d'un très honnête Coteaux du Giennois blanc 2006 de chez Pierre Archambaud.

Repas très décevant: le brochet était vraiment trop cuit, les garnitures basiques, et j'aurais pu facilement réaliser tous les plats à la maison sans trop me fatiguer. Le cadre est passé, vieillot, la toile tendue sur les murs est tachée. Bref, rien ne justifie les trois fourchettes du Michelin sinon la gentillesse du personnel. Pour ce qui est de manger, il y a bien d'autres restaurants qui font bien mieux et à qui le Guide Rouge Michelin n'accorde pas de classement ou pas autant de fourchettes (voir la suite du reportage). Nous ne comprenons vraiment pas, la crédibilité du guide est ébranlée.

Pour nous consoler, nous visitons la cathédrale d'Amiens, témoignage grandiose du savoir-faire des bâtisseurs d'antan, qui avaient le temps et les moyens de réaliser en pierre tous les fantasmes religieux de l'époque.

Ensuite, direction Honfleur, où nous faisons étape, afin de confirmer notre première bonne impression du restaurant Saquana d'Alexandre Bourdas (voir reportage http://ceformidable.skynetblogs.be/post/6449393/bretagne-... et site internet dans les liens resto).

Nous y voguons au gré du menu Rouge Cerise avec une fabuleuse bouteille Terroir Mailloles blanc 2004 du Domaine Sarda-Malet (Côtes du Roussillon http://www.sarda-malet.com/french/french.htm ). Un calvados 1959 finira de me convaincre que la Normandie est un pays magnifique.

De retour vers l'hôtel, nous surprenons un peintre de nuit le long du port. Ou comment donner des couleurs à l'obscurité.

Demain, direction Bretagne.

13:01 Écrit par Cueillelejour dans Escapades | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : normandie, michelin, amiens, honfleur, saquana, guide rouge |  Facebook |

29/08/2009

Les Magnolias

 Le restaurant Les Magnolias à Le Perreux sur Marne, près de Paris est situé à 2 minutes de l'A4 qui vient de Reims vers la capitale, et donc aisément accessible.

Confiant dans un article de la revue Saveurs, nous avons fait connaissance il y a quelques années avec cet établissement reconnu par les guides gastronomiques.

Depuis, c'est toujours un plaisir lorsque nous pouvons nous y rendre lors d'un passage dans la région parisienne

Artiste de la cuisine créative, Jean Chauvel cisèle chaque plat comme une oeuvre picturale contemporaine. Son épouse Nelly veille en salle à un service attentionné et chaleureux.

Nous optons souvent pour le menu dégustation qui permet de papillonner dans la carte. L'impression qu'on en garde, c'est que le chef a l'air de s'amuser autant que le client. C'est un menu surprise pour lequel la seule chose qu'on vous demande, c'est  si vous avez des interdits (alimentaires, bien sûr, qu'allez-vous penser là!).

Pour le vin, pas de souci, faites confiance au sommelier, il sait ce que vous allez manger et dénichera très justement le(s) flacon(s) pouvant assurer votre bonheur tout au long du repas.

Commence alors le ballet des plats. Vous recevez une assiette, vous vous frottez les mains, saisissez vos couverts, mais arrivent alors d'autres petites surprises qui viennent égayer ce que vous avez déjà. Assiettes, pipettes, éprouvettes, chalumeaux, on joue avec les formes, les textures, les goûts, comme avec ce jambon/beurre, mais je n'en dirai pas plus! 

Le repas se termine dans un ballet de desserts, et c'est dans un esprit de fête que nous prenons la direction de Disneyland...

13:59 Écrit par Cueillelejour dans Escapades | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : paris, chauvel, cuisine creative, magnolias, le perreux |  Facebook |

Bruges et Philippine

Voici quelques photos d'une escapade d'été en Flandre occidentale, avec une visite à Bruges au Refter, le bistro de Geert Van Ecke (si besoin de préciser, le patron du Karmeliet).

Nous avons été très bien accueilli, le cadre est moderne tandis que la cuisine met à l'honneur les plats d'autrefois avec des produits frais. L'occasion de goûter une cuisine traditionnelle, estampillée Van Ecke, à un  prix d'ami. Après une assiette d'entrées variées branchée sur la mer, je me suis lancé sur de la langue de veau en toute confiance tandis que mes compagnons de table ont continué sur le poisson. Dans la jungle touristique de la Venise du Nord, une adresse où aller les yeux fermés et les papilles grandes ouvertes.

De retour vers notre province namuroise, nous avons pris la route Knokke/Antwerpen en faisant un crochet par Philippine, un village frontalier situé aux Pays-Bas juste au-dessus de Gand, pas loin de Terneuzen. La spécialité du coin, c'est les moules, et une fois sur place, impossible de l'ignorer. Au centre du village trône une gigantesque sculpture du mollusque local, entourée de quelques restaurants où s'en régaler.

Nous avons mangé cette fois-ci au Mosselbank, mais notre préférence va à l'Auberge des Moules, visité précedemment. Si les moules sont aussi fabuleuses chez l'un que chez l'autre, le cadre et l'accueil font pencher la balance en faveur de l'Auberge des Moules. Ce qui est un plus voor degenen die de taal van Vondel niet meester zijn, on y parle bien français.

Si vous croyez avoir déjà mangé des bonnes moules, allez à Philippine, c'est une révélation. Non seulement on y sert des moules bien ouvertes et juteuses, que c'en est un scandale, mais la préparation "op Philippiense wijze (Mosselbank)" ou "naar oud familie recept (Auberge)" change de ce qu'on connait chez nous. Ce qui ne gache rien, pour ceux qui n'aiment pas les moules, le reste de la carte est très alléchant.

http://www.dekarmeliet.be/

http://www.aubergedesmoules.com/

 

18/07/2009

Promenade au bois

Vacances à la maison. De bon matin, alors que la brume vogue au-dessus de la vallée de la Meuse, je gravis la rue vers le bois pour une promenade dans l'air vif qui suit les averses.

Une fois passé le pont du chemin de fer, je constate au moment de rentrer dans le bois que des indélicats ont laissé traîner leurs ordures autour d'une table de pique-nique. Bémol. A deux pas de chez soi, là où l'on peut se ressourcer parmi les arbres, l'agressivité envahissante de la race humaine envers son milieu fait aussi des dégats. Faudra-t-il bientôt ici aussi installer des caméras pour prendre en flag les pollueurs ? Ceux qui balancent les canettes, bouteilles en plastique, quand ce n'est pas leur vieux matelas ? Pffff...

Je m'enfonce dans le bois et suit le chemin. Odeurs de terreau humide, fougères et pins tandis que mes pas sont amortis par la terre molle. Oxygène.

Soudain surgissent deux vététistes poussant leur machine comme s'ils avaient le diable aux trousses. Suivent des cris, et plein d'autres vététistes aussi enragés. Le bois est balisé de bandes en plastique rouge et blanc, le sol marqué à la craie. Bientôt j'ai l'impression de me trouver par erreur sur un circuit de course. Chouette balade au calme...

Mon chemin quitte enfin le parcours de ces sportifs forcenés à la poursuite de leur santé au détriment de ma tranquilité. J'arrive à hauteur d'un panneau incitant au respect de la nature... au pied duquel repose un sac en plastique plein de déchets. No comment.

Au sortir du bois, dans un chemin de campagne, je peux enfin musarder à l'aise et photographier paysages et plantes. Qu'il est dur d'avoir l'esprit contemplatif de nos jours...

Et le soir venu, à la maison, les doigts de pieds en éventail sur la terrasse, je profite avec un livre et un verre de vin du soleil qui se couche de l'autre côté de la Meuse tandis que les criquets donnent leur concert vespéral.

18:38 Écrit par Cueillelejour dans Escapades | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : bonheur, fleurs, promenade, pollution, campagne, bois, calme |  Facebook |

02/06/2009

Le menu Festival du Homard Canadien au Recto Verso

Envie de se faire un homard ? Jusqu'au 13 juin, un seul numéro de téléphone, celui du Recto Verso à Bouge (Namur), où Martin Hubaut exerce son art culinaire avec style, talent et bonne humeur.

Un vendredi midi (de congé) ensoleillé était l'occasion rêvée d'aller profiter à la fois de la terrasse et du menu Festival du Homard Canadien qui fera jusqu'au 13 juin le bonheur des visiteurs de l'endroit. Une façon originale de manger un homard décliné en diverses préparations:

En entrée, les pinces sont servies en:

- Soupe gingembre, citronnelle et coriandre

- Armoricaine et herbes fraîches

- Brouillade d'oeuf cuit à basse température, huile de truffe blanche

En plat, le corps du homard est accomodé de deux façons et servi en verrines:

- Au beurre mousseux, taboulé basilic, réduction de lard fumé et parmesan

- En opposition d'agneau, osmose de jus de viande et crustacé

Cette dernière préparation m'a particulièrement séduite, un "terre et mer" fulgurant, où viande et crustacé s'associent de façon étonnante dans leur moelleux et leur saveur prononcée tandis que la galette de riz ajoute une touche plus neutre et croustillante. Osé, réussi, bien équilibré.

Le dessert est un trio enjôleur de :

- Mousse chocolat noir Valronha, vieux rhum brun

- Sorbet citron, limoncello

- Ananas cuit à la vanille Bourbon, parfum de cointreau

La carte des vins permet de trouver son bonheur, Chardonnay ou Chenin seront ici à la fête.

Un dernier petit conseil: ne faites pas comme moi, en terrasse restez bien sous le parasol, faute de quoi vous repartirez... rouge comme un homard!

http://www.la-carte.be/htdocs/page03.php?nr=4639&nav=...

20:52 Écrit par Cueillelejour dans Escapades | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : restaurant, homard, martin hubaut, recto verso |  Facebook |

30/05/2009

Le Lion d'Or à Romorantin

En route pour la fête du Domaine Augis (voir post précédent),  nous avons prévu de passer la nuit dans un Relais et Château, le Lion d'Or à Romorantin, la charmante capitale de la Sologne.

La demeure d'époque Renaissance s'articule autour d'une cour intérieure où il fait bon siroter un vin (un Quincy, héhéhé), ou prendre le petit-déjeuner. Les chambres sont cossues et le personnel charmant. C'est un lieu de paix et de sérénité qui permet de s'adonner pleinement au bonheur de la gourmandise.

Car le restaurant dirigé par Didier Clément possède une étoile Michelin, reconnaissance plus que méritée de son talent de cuisinier que nous avons découvert ce soir-là avec beaucoup de bonheur, le temps d'un menu Vagabondage.

Aaaaaaah, ce menu Vagabondage qui porte si bien son nom, où l'on papillonne à chaque plat entre plusieurs assiettes servies simultanément, où s'offrent des mets déclinés en différentes préparations, n'hésitant pas à mêler le cru, le cuit, le froid, le chaud, comme cette Variation d'asperges de Sologne dégustée en entrée.

Et quel équilibre entre les goûts, où les fruits souvent présents respectent leur rôle de condiment, laissant la vedette à l'acteur principal, lui donnant la réplique juste là où il faut pour que l'ensemble se sublime dans l'oeuvre totale du plat.

Et le sommelier est vite devenu un bon camarade, répondant à  notre souhait d'un vin blanc sur l'ensemble du repas, avec d'abord un Montlouis sec Domaine de la grange Tiphaine cuvée Clef de Sol, suivi d'un Saumur blanc Domaine des Roches Neuves cuvée l'Insolite dont le chenin opulent a fait merveille sur la deuxième partie du repas, qui pourtant comprenait de l'agneau. Un verre de Bonnezeau Château de Fesles La Chapelle 1990 a pleinement contribué au plaisir du bouquet final du dessert.

Et c'est dans la cour à la lueur d'une bougie que nous avons grignoté les dernières mignardises, repus et ravis, comblés des bienfaits que recelle cette vénérable maison.

Le lendemain matin, nous rejoignons la cour pour un excellent petit-déjeûner avec des viennoiseries d'une délicatesse extrême.

Et nous partons sans oublier d'emporter le dernier livre de Marie-Christine Clément, La Citrouille est une Lune Naufragée (Albin Michel), dédicacé par l'auteure avec le sourire. Ce livre plein de poésie, dont les légumes sont les héros, a reçu le Grand Prix de Littérature Gourmande et est à croquer sans modération.

Il faudra revenir!

http://hotel-liondor.fr/francais/introduction.htm

18:24 Écrit par Cueillelejour dans Escapades | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : restaurant, hotel, clement, lion d or, romorantin, sologne |  Facebook |

24/05/2009

Domaine Augis à Meusnes

C'est avec beaucoup de plaisir que je présente le Domaine Augis sur ce blog.

Il y a environ 5 ans, de retour de Chinon par la région de Valençay, nous avions atterri par hasard chez Jacky et Philippe Augis, qui donnaient une fête au Domaine, comme chaque année à l'ascenscion.

Depuis, nous recevons au printemps une invitation. Nous avons enfin décidé d'y retourner et de faire plus ample connaissance avec la famille et avec les vins.

Cette fois-ci, nous avons réservé le repas sous la tente dont voici le reportage photo.

Mais d'abord quelques mots sur le Domaine Augis et ses vins:

Vignerons depuis 5 générations, la famille Augis est propriétaire de 17 ha de vignes à Meusnes, sur les coteaux sud du Cher, dont une partie est plantée en AOC Touraine et une autre partie en AOC Valençay.

Le Valençay blanc de chez Augis est un assemblage de Chardonnay et Sauvignon et le Valençay rouge un assemblage de Gamay, Côt et Pinot noir. Ce sont des vins aimables, à boire avec des copains, sur une tranche de bon pain et de ce délicieux fromage de chèvre AOC Valençay (vous savez, la pyramide sans pointe...).

En appellation Touraine, le blanc est ici 100% sauvignon et décliné en deux cuvées: Marie-Pauline et Elégance. Cette dernière porte particulièrement bien son nom.

Un rosé, la cuvée Virginie, est composé de Côt, Cabernet Franc de saignée et Pineau d'Aunis. Un rosé frais et léger, à boire sous les tonnelles.

La gamme des rouges est assez étoffée:

D'abord, le Touraine Tradition, un assemblage de Côt, Gamay et Cabernet, bien équilibré et passe-partout.

Un vin qui m'a beaucoup plu: la cuvée Les Cosses, 100% Côt (ou Malbec), qui met bien en évidence les qualités du cépage.

Même exercice avec un cépage typique de la Loire, la cuvée Chardaine affirme clairement sont cabernet franc. Planté sur des argiles à silex, ce vin "c'est l'aventura" (silex = pierre = stone, c'est donc du Stone et Chardaine... humour belge).

Et enfin la réserve des Caillouteux, assemblage de Côt et Cabernet franc, une cuvée pleine de noblesse qui mérite de reposer en cave quelques années avant de s'exprimer pleinement.

Nous avons dégusté également la très belle cuvée Opulence, un assemblage de Sauvignon, Chardonnay et Chenin. Un vin qui par sa composition ne rentre pas dans une appellation et porte le nom de Vin de Table, mais qui démontre fièrement le savoir-faire du vigneron et mérite certainement son nom.

Et enfin pour les amateurs de bulles, un Touraine Méthode traditionnelle effervescent, décliné aussi en cuvée barriquée Saint-Michel, et tout récemment également en rosé effervescent La Rosée.

La dégustation se fait dans la bonne humeur, agrémentée de produits du terroir tel des rillettes de porc, de la terrine, du pâté de tête, des saucissons artisanaux. Les produits charcutiers réalisés par la maison Chiquet sont en vente ainsi que les fromages de chez Groussin (le chèvre AOC Selles-sur-Cher est très réputé). 

Après la dégustation, nous passons sous la tente pour manger le plat du jour, du poulet basquaise, bien arrosé de Valençay, puis le fromage, le café, le pousse-café (un marc qui décoiffe, pas pour les gamines!). Le tout servi par l'équipe sympathique du service traiteur.

L'animation musicale est assurée par le groupe Les Bordilleurs, qui met une ambiance d'enfer.

Quand la musique s'arrête, nous passons commande chez Jacky Augis, et Monsieur Jean se fait un plaisir de nous aider à charger la voiture.

Ensuite, visite des vignes en 4X4. C'est possible aussi en VTT, mais nous préférons la version motorisée pour ne pas brusquer la digestion.

Le chauffeur connait son affaire, il travaille toute l'année dans les vignes. Il nous explique la culture raisonnée pratiquée ici, la taille courte, les pièges à papillons, et pleins de détails qui font la vie de cette culture dont nous ne voyons la plupart du temps que le résultat en bouteille.

Petite halte sous le soleil pour siroter un verre de rosé effervescent au milieu des vignes, puis retour au domaine pour dire au revoir, déjà!

09:44 Écrit par Cueillelejour dans Escapades | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : vin, loire, touraine, valencay, augis, meusnes |  Facebook |

28/04/2009

Sur les traces de Jean-Luc Petitrenaud à Lille

C'est en dégustant sur France 5 une des escapades de Jean-Luc Petirenaud dans la région de Lille que nous est venue l'idée de rendre visite au Café Manu sur la Place du Concert à Lille, bar à vins et restaurant.

http://www.france5.fr/escapades/009585/27/163693.cfm

Ayant énormément apprécié par le passé le restaurant La Laiterie (http://www.lalaiterie.fr/) et la cuisine de son géant débonnaire Benoît Bernard, nous décidons à l'occasion de notre pélérinage au Salon des vins de terroir à Seclin (voir liens gourmands) de faire une halte chez son pote Manu.

Un samedi midi, c'est plein à craquer, mais la patronne nous invite à attendre au bar qu'une table se libère et nous ne nous faisons pas prier. Nous avons tout loisir en dégustant une coupe de champagne d'étudier les ardoises murales qui détaillent ce que l'on boit et ce que l'on mange.

Et nous partons pour un superbe Oeuf cocotte aux morilles avec un Haute Côte de Beaune blanc, suivi d'un New York Strip (malheureusement servi à point plutôt que saignant mais qualité de boeuf impeccable), un turbot aux asperges et morilles et des gambas sur un risotto aux pétales de St Jacques, et avec le boeuf un chinon rouge et frais (un peu trop à mon goût, mais bon).

Le New York Strip est un must de l'endroit, servi avec une béarnaise, une fine salade sauce césar et des frites super croustillantes. Beau choix de vins. Ambiance bistrot, cuisine de copains qui s'y connaissent avec des produits de qualité, accueil très sympathique, service sans chichis. Et comme nous sommes les derniers clients du midi, tout le temps de prendre quelques photos.

Pour digérer, pendant que Madame fait du shopping dans les innombrables boutiques de Lille, un petit saut à la terrasse de la Cloche, place du Théâtre. On y sert de la 3 Monts, une très belle bière de fermentation haute titrant 8,5° et qui est tellement bonne qu'elle mériterait d'être belge. Son nom vient des monts de la région, le Mont des Cats, le Mont Cassel et le Mont Noir. Etiquetée "bière de Flandre", elle est fabriquée par la brasserie St-Sylvestre (59114 St-Sylvestre-Cappel) avec du houblon local très parfumé.

http://www.brasserie-st-sylvestre.com/

A la terrasse de la Cloche, on accepte sur demande de servir la 3 Monts dans un seau à glace. Une si bonne bière mérite bien les égards réservés au Champagne!

Et c'est le ventre et le coffre bien remplis que se termine cette journée chez les Ch'tis.

16/04/2009

Bienvenue chez vous

J'ai rencontré pour la première fois la cuisine de Cédric Delsaut fin 2008 à l'occasion d'une invitation par mon frère, et j'en avais gardé un excellent souvenir.

Alléché par les nombreuses photos de plats sur Facebook, je décide d'y inviter ma complice de table le mardi de Pâques afin qu'elle fasse connaissance avec cet établissement tout à fait atypique.

Cédric Delsaut s'est installé 56 rue du Commerce à Ciney il y a 4 ans après avoir déjà bien gagné du galon dans la région bruxelloise. Il décide alors de travailler seul: accueillir les clients, cuisiner, servir en salle tout en tenant une épicerie proposant des produits de qualité.

Ce soir-là, nous sommes les seuls clients et nous avons tout loisir de mieux faire connaissance. C'est quand même le seul restaurant digne de ce nom que je connaisse où le client reçoit son assiette du gars qui la prépare, où on peut causer à son aise avec le chef.

Cédric est un passionné et nous entamons une conversation sur les restaurants, les guides, le métier de la cuisine. Il faut dire que le couloir qui mène de l'épicerie au restaurant est un véritable "hall of fame". Les murs sont tapissés de menus de restaurants, que nous avons parfois fréquentés, et nous prenons beaucoup de plaisir à échanger nos impressions, notamment avec une nostalgie commune pour la grande époque du Scholteshof de Roger Souvereyns à Hasselt.

Je prends quelques photos, mais la lumière tamisée de l'atmosphère intimiste du lieu en soirée ne favorise pas le piètre photographe que je suis. Cédric me propose d'utiliser des photos de son Facebook, dont certaines sont réalisées par la revue Culinaire Saisonnier. D'où la qualité surprenante de certains clichés du diaporama qui suit. J'ai emprunté uniquement des photos des plats que nous avons dégustés ainsi que certaines photos du chef et de l'établissement. Merci Cédric.

Mais qu'est-ce qu'on mange ? Le principe, c'est qu'on mange ce que le chef prépare. Pas de carte, chaque plat est une surprise. Le seul choix à faire en début de repas porte sur l'apéritif et les vins. A noter une sélection du chef "coups de coeur" ou une autre "références" qui permettent des accords variés tout au long du repas.

Voici ce qui a fait notre bonheur ce soir-là:

 Mises en appétit:

 
*Amusettes de légumes, crus, chips et autres.....crackers de parmesan
*Soupe refroidie de fanes de choux-fleur, magret de canard fumé, ras el hanout et arachides salées
*Profiterole d'escargot petit gris de Warnant, beurre à l'ail nouveau
*"Conserve" peu ordinaire....frivolité de crevettes grises épluchées dans la maison, oeuf de caille dur, chorizo, fleur d'oranger et chapelure de pamplemousse rose
 
Pour commencer:
 
*Terre / Mer..... au couteau, tartare de boeuf à l'huître, thaï soy et huile d'argan, lanière de foie gras de canard et glace à la truffe noire
 
Pour suivre:
 
*Langoustine de Guilvinec rôtie à souhait, algues japonaises confites "dans la maison", pâtes de fruit carotte-gingembre et crème légère au wasabi et vinaigre de mangue
 
Pour suivre:
 
*Bar sauvage cuit sur peau et St-Jacques bretonne, purée de tétragone au basilic, tomates "au soleil" et huile de corail fumée 
 
Pour suivre:
 
*Pigeonneau de Racan début de printemps....asperges blanches du pays en broche et granité, fèves à couper et pleurotes, jus corsé de homard breton
 
Ensuite tout en douceur et en fraîcheur:
 
*Onctueux au chocolat blanc, croustillant de spéculoos, sorbet à l'orange, coulis de mandarine légèrement amer et dentelle de sucre muscovado
 
On termine en s'amusant....:
 
*Gel de violette, dôme de "platte kaas"
*Sucette réfrigérée façon "oufti", mousseline de banane et chocolat noir craquant
*Pâte de fruit à la mûre
*Manon revisitée au miel, sarriette et beurre à la fleur de sel
*Appel curd de pomme verte, cardamome subtile
*Nougat glacé, fraises du pays et déglacis à l'estragon
 
Les vins "Coup de coeur":
 
*Chardonnay du Pays d'Oc, domaine des Salices Maison Lurton 07
*Aoc Montravel sec, Sud-Ouest, domaine des Templiers Maison Ley 05
*Domaine des Chênes, Les Magdaléniens, Roussillon, Maison Razungles 04
*L'Oratoire de Chasse-Spleen, Ht-Médoc, second vin du Château Chasse-Spleen 03
*Gré d'Orange, préparation vineuse belge de fin de repas à base d'orange, Marcinelle 

23:51 Écrit par Cueillelejour dans Escapades | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : restaurant, ciney, bienvenue chez vous, cedric delsaut |  Facebook |

09/04/2009

La brasserie Cantillon

De sortie à Anderlecht (voir reportage "Brasserie de la Paix"), je profite de l'occasion pour visiter la brasserie Cantillon, qui produit encore de façon artisanale du véritable Lambic, de la Gueuze, du Faro et de la Kriek.

Rien à voir avec les produits industriels de grande consommation, dont une marque footballiste arrose le marché, imposant de fait l'uniformité et la pauvreté du goût, et contribuant ainsi à la disparition d'un artisanat brassicole qui fait pourtant la richesse de notre pays.

Ici on travaille encore de façon naturelle, sans adjonction de levure, la fermentation se produisant à partir des bactéries et levures sauvages de l'air ambiant, et en laissant le temps au temps. C'est un produit vivant et naturel, les bactéries provoquant la fermentation spontanée des sucres, et confèrant au lambic cette acidité toute particulière qui fait le régal des amateurs. A noter aussi l'emploi exclusif de céréales issues de l'agriculture biologique. Pour donner une idée du volume, Cantillon brasse 1.000 hectolitres par an sur une production annuelle belge de 17 millions.

Le lambic ne mousse pas, ne pétille pas, c'est comme un vin de grain, qui reste jusqu'à trois ans en fût, plus longtemps donc que le vin. C'est un produit quasi inconnu du grand public qui sert de base à la fabrication de la gueuze.

La gueuze est un assemblage de lambics de 1, 2 et 3 ans. Comme on assemble différents vins blancs pour produire le Champagne, on assemble pour la Gueuze des lambics d'âges et de goûts différents. Il faudra alors environ 1 an pour transformer lors de la seconde refermentation en bouteille le sucre des lambics en gaz carbonique et obtenir ainsi de la Gueuze.

Comme il s'agit d'un produit artisanal, ces gueuzes n'ont pas chaque année le même goût et mériteraient sur l'étiquette un millésime de mise en bouteille plutôt qu'une date de péremption. Il faut savoir qu'un lambic ou une gueuze conservé dans une bonne cave se tient de nombreuses années.

La brasserie Cantillon est une entreprise familiale de longue tradition. On peut la visiter toute l'année sans rendez-vous pendant les heures d'ouverture et y acheter les produits.

Chaque année est organisé un brassin public où, dès 6h30, on peut assister aux différentes opérations. En 2009, ce sera le samedi 7 novembre.

Santeï ! http://www.cantillon.be/br/1_1

PS: Ce reportage est dédié à Papy Marc, un paye comme un building mais avec beaucoup moins de fenêtres, dont j'ai apprécié la compagnie lors de la visite de la brasserie Sainte Hélène. Pour avoir une idée de la zwanze, cliquez ici ou là:

http://ceformidable.skynetblogs.be/post/6156614/portes-ou...

http://www.gaumeferdoemme.be/

 

23:55 Écrit par Cueillelejour dans Escapades | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : anderlecht, biere, gueuze, cantillon |  Facebook |

07/04/2009

La brasserie de la Paix à Anderlecht

Le vendredi, à Anderlecht, c'est jour de marché, et nous arrivons difficilement rue Ropsy-Chaudron. Sous le soleil de printemps, entre les échoppes des abattoirs, se bouscule une population bigarrée qui donne à l'endroit un air de vacances.

Deux énormes statues de taureaux dominent l'entrée du marché, rappelant qu'ici se termine le sort tragique de la race bovine, perpétuée en élevage uniquement afin de nourrir notre espèce.

Juste en face, dans un immeuble en coin, se situe la Brasserie de la Paix, au numéro 49. Un écriteau à la fenêtre arbore de façon prometteuse le nom de "brasserie gastronomique" et la signature du chef David Martin.

Une fois franchie la porte, on se trouve clairement dans un cadre brasserie. A droite un immense comptoir ou trônent les pompes à bière. La salle est remplie de petites tables serrées très proprement garnies de nappes blanches. Au fond, une cuisine totalement ouverte où s'affaire la brigade de David Martin. Deux grands cadres aux photos 19e siecle rappellent l'origine vénérable de l'endroit. Et déjà le nombreux personnel de salle mène énergiquement le service de cette manière typiquement bruxelloise, criant les commandes au bar et à la cuisine en flamand et français.

J'ai toujours été fan de bonne cuisine de brasserie, des plats canailles faits avec coeur à partir de bons produits locaux et mangés à une table bistro, où la conversation s'engage facilement avec la table d'à côté, de préférence sur un sujet gourmand.

Nous découvrons la carte en sirotant une Kriek et il devient tout de suite évident qu'il faudra revenir. Ligne après ligne s'énoncent sur la carte des plats des plus alléchants. Déjà pointe le désespoir de devoir renoncer à l'un pour favoriser l'autre, qui pourtant, peut-être, devrait laisser priorité à un troisième ? Et une charmante serveuse au regard mutin vient encore ajouter à mon désarroi en annonçant avec un succulent accent flamand les suggestions du jour en surplus de la carte. Que choisir ?

Nous partons pour le Jambon Basque de mon ami Pierre Oteiza séché 24 mois et l'Américain préparé en salle ainsi que le Lard de poitrine de porc pie noir fondant, laqué à la japonaise et en suggestion le Parmentier de queue de boeuf, asperges et morilles. Et pour accompagner le tout, un Saint Joseph.

Dès la première assiette, il apparaît que le nom de brasserie gastronomique ainsi que l'étoile au Michelin sont tout à fait justifiés. C'est beau, c'est bon et les produits travaillés sont dignes des meilleures tables tout en restant dans le registre brasserie (voir la carte sur le site internet). Toutes les tables sont occupées et tout le monde a l'air de bien se plaire, comme en témoigne le brouhaha des dîneurs heureux d'être là.

C'est décidé, il faudra revenir !

http://www.lapaix1892.com/

 

06/04/2009

L'Air du Temps

A l'occasion de mon anniversaire, j'ai été invité par ma complice de table à l'Air du Temps à Noville-sur-Mehaigne.

Situé au Nord d'Eghezée sur la chaussée de Louvain, le restaurant n'est pas difficile à trouver. Accueil sobre, décoration épurée, nous prenons place dans la véranda d'où l'on peut voir le chef et son équipe se concentrer sur leur travail.

D'emblée on nous offre une petite boisson pamplemousse-estragon afin de nous rafraîchir la bouche tout en prenant la commande de notre apéritif.

C'est en sirotant un verre de champagne non dosé que nous portons notre choix sur le menu Zen'itude à 75 euro avec la sélection des vins à 38 euro.

Suivent les mises en bouche, trois préparations en portion dégustation qui directement nous mettent dans le ton du repas.

C'est une cuisine cérébrale, recherchée dans les moindres détails, dont les produits, leur mise en oeuvre, leur texture, et leur présentation ont été réalisés avec grande précision, l'assiette prenant des allures de tableau avant-gardiste dont la complexité est inversément proportionnelle au volume de son contenu.

Tout aussi précis et mesuré se révèle le choix des vins accompagnant le menu. D'Espagne, d'Autriche, de Nouvelle Zélande et d'Italie, nous voyageons autant dans le verre que dans l'assiette, et toujours dans un accord très juste avec le plat.

Dehors, sur la terrasse, un petit batracien se promène et profite du soleil, comme pour nous rappeler la valeur des choses simples.

18:07 Écrit par Cueillelejour dans Escapades | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : restaurant, air du temps |  Facebook |

19/03/2009

Anguille à l'escavèche et Duvel Tripel Hop

Lors d'un reportage précédent, j'avais déjà parlé du restaurant Nulle Part Ailleurs à Couvin, son bistrot terroir L'Absinthe et sa boutique Côté Terroir ( http://ceformidable.skynetblogs.be/post/6136581/loire-dim... ).

L'occasion se présente de déguster un pot de leur fameuse anguille à l'escavèche, généreusement offert par une admiratrice.

Et comme un bonheur ne vient jamais seul, cette même admiratrice y a joint une bouteille de Duvel Tripel Hop, une bière de la célèbre brasserie Moortgat titrant 9,5% d'alcool et produite en 2007 en quantité limitée (un seul brassin, 22.000 bouteilles de 75 cl), et maintenant quasi introuvable sauf à un prix de fou sur internet.

Le nom Tripel Hop vient des trois sortes de houblons utilisés:  le Saaz Saaz de Tchéquie que l'on retrouve dans la Duvel classique, le Styrian Golding de Slovénie souvent présent dans les ales anglais et bières spéciales belges, et enfin l'Amarillo d'origine américaine. On a recours au Dry Hoping (houblonnage à cru), procédé par lequel en plus du houblonnage classique des cones de houblon sont ajoutés à un stade ultérieur de la fabrication.

Il en résulte une bière un peu trouble au caractère très marqué, avec une longueur en bouche fabuleuse et dont la belle mousse et la petite colonne de bulles remontant du fond du verre rappellent sans hésiter la fraternité avec la Duvel classique.

L'amertume très marquée de la bière se marie superbement avec le côté vinaigré de l'escavèche et le moelleux de l'anguille, et c'est le meilleur de deux mondes qui se trouve ainsi réuni, un fleuron de l'art brassicole flamand se mariant idéalement à un plat traditionnel wallon vainqueur du Coq de Cristal 2001 à la foire de Libramont.

Pour ceux qui regretteraient de ne pas trouver de Duvel Tripel Hop, la brasserie Chouffe commercialise sa cousine ardennaise, la Chouffe Houblon, fabriquée également avec 3 sortes de houblons (Amarillo, Saaz et Tomahawk) et titrant 9% d'alcool.

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07/03/2009

CUISINEMOI A NAMUR

Il n'y a pas si longtemps encore, quand on me demandait s'il y avait un bon resto à Namur, j'hésitais beaucoup avant de répondre que les meilleurs étaient plutôt en périphérie. Depuis quelques temps, il est possible d'être beaucoup plus affirmatif, et l'expérience de ce premier repas vendredi soir chez Cuisinémoi me permettra même maintenant de citer avec assurance un top 3 de la ville de Namur.

Cuisinémoi existe depuis 5 ans et a déjà été récompensé d'une première étoile Michelin. Pourtant, je n'y étais jamais allé manger. Et c'est en cette fin de semaine que mon épouse et fidèle compagne de table me fait la surprise de m'y emmener.

Quand on entre dans la salle étroite après avoir traversé le sas d'entrée, on est accueilli par la patronne Catherine qui vous place à table. La déco est chaleureuse avec pierre, bois et briques apparentes. Au bout de la salle, on aperçoit par une vitre la cuisine à l'étage, où son mari Benoît mitonne notre bonheur à venir.

La carte et le menu mettent en évidence les produits. Nous choisissons le menu 5 services et sa sélection de vins italiens.

Les plats se succédent, donnant chaque fois plus que ce que l'intiltulé laissait supposer, et on glisse assez rapidement de l'enchantement de la première assiette à un véritable enthousiasme pour la cuisine de ce chef doué, et pour l'intelligence de l'assortiment avec les vins. Belle symphonie qui se termine autour d'une grappa et une petite conversation gastronomique avec Catherine... qui nous apprend notamment qu'elle a été élève au Cefor chez Mr Berger!

Bon, c'est quand qu'on y retourne ?

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15:49 Écrit par Cueillelejour dans Escapades | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : namur, cuisinemoi |  Facebook |

La Table de Joël Robuchon

Un des premiers reportages de ce blog racontait une escapade à Paris où nous avions visité l'Atelier de Joël Robuchon ( http://ceformidable.skynetblogs.be/post/5046489/escapade-... ).

Nous en avons gardé un excellent souvenir, et un séjour chez Disney nous a donné récemment l'occasion de réserver à la deuxième adresse parisienne du grand cuisinier, la Table de Joël Robuchon, située dans le 16e arrondissement.

Si à l'Atelier on mange au comptoir sur la cuisine ouverte, la Table est une salle de restaurant assez classique.

La carte met d'abord en évidence le produit, et comme à l'Atelier, tous les plats sont disponibles en portion dégustation. Sinon deux menus sont disponibles, le menu Club et le menu Découverte.

Nous optons pour le menu Club qui propose pour 55 euro par personnes une mise en bouche, une entrée au choix, un plat au choix, fromage, dessert, café, mignardises et une demi bouteille de vin par personne. Nous optons en entrée pour l'oeuf et la terrine, et en plat pour la joue de boeuf et les rognons de veau accompagnés de la légendaire purée de l'endroit. Les produits proposés sont traditionnels et goûteux, la qualité et la présentation sont irréprochables. On va droit au but, ce que tu commandes, c'est ce que tu reçois, pas de surréalisme moléculaire, le produit et encore le produit.

Pour le service, idem, pas de courbettes inutiles et l'équipe s'active à ce que vous passiez un bon moment de table. Service voiturier à prix fixe, ce qui est appréciable dans cette rue très étroite.

La déco est paisible, le côté le plus chatoyant se trouvant... aux toilettes style palais des glaces.

Joël Robuchon prouve ici qu'il n'y a pas besoin de se la péter pour bien manger, et c'est très bien comme ça. Pour le blingbling hors prix, il y a déjà bien assez d'adresses à Paris. Merci Monsieur Robuchon de ce retour aux valeurs essentielles!

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14:42 Écrit par Cueillelejour dans Escapades | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : paris, robuchon |  Facebook |

01/03/2009

Un Ch'ti marché

Il est un plaisir, lorsque je vais à Lille, que je ne veux rater sous aucun prétexte: la visite du marché du Vieux Lille, Place du Concert, au bout de la rue de la Monnaie. De préférence tôt le dimanche matin, sans la foule qui fait habituellement du shopping dans les boutiques chics du Paris du Nord.

C'est un petit marché aux échoppes variées: boucherie, charcuterie, volailles, poissonnerie, plats préparés, pizzas, poulets rôtis, boulangerie et pâtisseries, confiseries, fruits et légumes, produits régionaux et fermiers, fromagerie et crémerie, fruits secs, fleurs naturelles, produits issus de l’agriculture biologique, livres neufs et anciens, textiles.

En musardant entre les étals, mon attention est attirée par un fromager au nom prometteur: "Le Régal des Gourmets". Le commerçant est en train de vanter à une cliente un vacherin d'où s'échappe langoureusement une pâte si laiteuse qu'on entend mugir la vache en son pré rien qu'à la regarder.

D'habitude, je n'aime pas faire la file, mais là, c'est l'occasion de mater à l'aise cet appétissant foisonnement de fromages, et de composer ma commande. Exercice difficile alors que dans ma tête une petite voix enfantine et gourmande jubile "Oh, ça c'est bon et ça aussi, et ça donc!" alors qu'une autre voix beaucoup plus pausée tempère ses ardeurs d'un ton moralisateur. Allons donc pour le vacherin, un assortissement de pâtes dures (Comté, Gruyère, Fribourg et Emmenthal) et un superbe Maroilles fermier de la ferme des Bahardes à Estroeungt, un des quelques producteurs fermiers de ce produit magnifique qui fait la gloire du Nord.

Quelques allées plus loin, dans un coin, se niche l'étal d'un charcutier-tripier bien nommé "Au Porc d'Attache". Les produits sont artisanaux et de qualité. C'est l'occasion d'acheter du Potjevleesch, de l'andouille, de l'andouillette et du petit salé. J'étais à 2 doigts de craquer pour le museau vinaigrette et les tripes à la mode de Caen, mais ce sera pour une autre fois. La voix pausée a obtenu cette concession...

Arrêt suivant chez le marchand de fruits pour quelques pommes. C'est la fin de la saison des oranges sanguines. Ca me rappelle quand j'étais gamin au carnaval, et que je ramassais les oranges jetées par les Gilles, pour les manger ensuite ainsi dans la rue, le jus frais coulant dans ma bouche d'enfant... "Mettez m'en deux kilo, dis-je". "Non, c'est trop peu, mettez deux kilo et demi", renchérit la voix gourmande.

L'hiver, c'est la saison des racines. Un producteur bio propose de magnifiques radis noirs. En fines lamelles sur une tranche de pain au beurre salé ou au fromage frais, ce sera excellent.

Maintenant le pain. Au n° 85 de la rue de la Monnaie, faisant le coin avec la rue du Péterinck, on trouve une petite boulangerie-pâtisserie nommée "Aux Merveilleux de Fred". En plus de la spécialité pâtissière à l'origine du nom de l'endroit, la vitrine regorge de pains dont on devine à les voir le croustillant de la croûte et le moelleux de la mie. La file d'attente sur le trottoir atteste de la réputation de l'établissement.

Mais c'est déjà l'heure de l'apéro. Juste en face du "Merveilleux", au n° 50, se trouve un bar à vin très couru, "La Part des Anges".  Cette matinée ensoleillée de février se prête à merveille à la dégustation d'un verre de champagne à une des tables extérieures sur le trottoir en pavés, tandis que les passants vont et viennent du marché tout proche et qu'au coin de la rue un gars joue de l'accordéon à notre bon coeur.

Il y a déjà eu des moments plus pénibles dans l'existence...

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07/12/2008

PARFUMS DE CUISINE A NAMUR

A l'occasion d'un anniversaire, nous poussons la porte de l'établissement d'Eric Lekeu, Parfums de Cuisine, 10 rue du Bailly dans le vieux Namur.

Eric Lekeu est loin d'être un bleu en cuisine. Autrefois aux commandes d'un restaurant étoilé à St Hubert, il officie ici seul aux fourneaux en cuisine ouverte, ce qui lui permet de saluer ses clients à l'arrivée et au départ et parfois même de tailler une bavette.

La salle est conviviale, accueillant un nombre limité de couverts.

Nous optons pour le menu Parfums et Saveurs complet, histoire de prendre le temps d'une petite balade au gré de la fantaisie du chef.

Nous passons ainsi de plat en plat avec à chaque fois le sentiment que le cuisinier met dans le mille: le fondant de saumon a superbement bien mérité son nom, la Saint Jacques épouse à merveille le goût du genièvre, le filet de sole ferait pâlir d'envie un normand, et la préparation du gibier n'a bien entendu plus de secret pour Eric Lekeu.

Nous terminons sur un fromage ET une tarte tatin, le OU entre les deux sur le menu nous laissant de marbre. Pourquoi choisir quand on est si bien en route ? (Pas de photo pour la tarte tatin, je l'ai dévorée de suite dans l'enthousiasme du repas).

Un petit calva, et nous sommes lestés pour affronter le froid des rues de Namur.

Côté cave, c'est Marc Detraux du Vino Vino qui a composé la carte selon l'arôme dominant de la bouteille. Plus besoin de connaissances encyclopédiques pour choisir un vin, laissez-vous guider par votre bon sens dans l'harmonie des goûts. Voulez-vous un blanc plutôt sur le citron, la  pèche, l'ananas ou la pierre à fusil ? Cherchez-vous un rouge plutôt sur le fruit (cerise, groseille, mûre...) ou le chocolat, champignon, vanille ? Il y a moyen de s'amuser !

Le restaurant est ouvert depuis le mois de juillet et il sera déjà repris au Michelin 2009 qui sort en mars, juste reconnaissance du talent du cuisinier.

Un bon resto au centre de Namur, le fait est assez rare, il faut donc réserver pour avoir une place.

Pour + d'infos: http://www.parfumsdecuisine.net/

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21:05 Écrit par Cueillelejour dans Escapades | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : namur, lekeu, parfums de cuisine |  Facebook |

29/11/2008

BRETAGNE - VENDREDI: Le grain de Vanille et étape à Honfleur

C'est déjà le départ vers la Belgique. Nous faisons notre petit marché afin de ramener des provisions: des huîtres, du beurre, du pain.

Les huîtres nous sont fournies par un producteur du Vauhariot, Bertrand Racinne, indiqué par nos hôtes, Edith et Léon Fraboulet.

Le pain et le beurre sont commandés au Grain de Vanille, l'établissement sucré d'Olivier Roellinger où oeuvre Yannick, le boulanger des Maisons de Bricourt.

Le beurre est un beurre cru à la baratte en bois, moulé à la main, à la fleur de sel de Noirmoutier, produit par Pascal Beillevaire (Machecoul 44270) que l'on trouve sur la table chez Roellinger.

Et c'est le coffre plein de ces bonnes choses que nous prenons le chemin de Honfleur, où nous ferons étape.

Nous y prenons un lunch au restaurant Entre Terre et Mer, où le chef Stéphane Levesque travaille des produits directement sélectionnés chez les producteurs (légumes biologiques, pêche d'un chalutier local...):

Mise en bouche: mousse de foie d'oie

Lièvre aux aromates en canelloni, vinaigrette corsée

Variation de pêche locale du jour, risotto au pistou de cresson

Fromage du terroir: Camembert, Livarot et Pont-l'Evêque

Fouetté de fromage blanc, poire caramel au beurre salé

C'est ensuite le retour, le ventre plein, les poumons oxygénés et dans le coeur un peu de cette sérénité de la baie de Cancale.

 

23/11/2008

BRETAGNE - JEUDI: La guerre des mondes

Dans la baie du Mont Saint-Michel, il se joue chaque jour un combat titanesque entre la terre et la mer. On dit là que la mer monte à la vitesse d'un cheval au galop, partant fougueusement à la conquête du sol. Malheur au promeneur attardé.

Le littoral entre le Petit Porcon et le Château Richeux raconte l'histoire de cet affrontement. On le voit très bien à la limite des terres, là où la mer prend d'assaut la côte à marée haute.

Les racines des arbres se tendent en vain à la recherche de la terre nourricière, emportée par les vagues. D'autres arbres, tombés au combat, il ne reste plus que la souche, blanchie par le sel, dont la silhouette dramatique se dresse sous le soleil pâle de novembre. 

Les rochers mis à nu offrent une dernière barrière de leur corps granitique, avant d'être à leur tour recouverts de goëmon. Un peintre fou leur a mis des touches de jaune, qui donnent au paysage lunaire une note pathétique, comme un fard trop vif sur la bouche d'une vieille dame.

Dominant les terres, le grand catafalque du Mont Dol se profile dans la brume, général des troupes terriennes assiégées.

A gauche, le Mont Saint-Michel trône, comme surgi des flots, solennelle pièce montée posée sur l'horizon, semblant inciter à l'assaut les vagues en retrait.

A l'approche du Château Richeux, sur une langue de terre recouverte de végétation, la carcasse d'un chaland a trouvé le repos.

C'est l'esprit empreint de ces méditations que j'arrive au Coquillage pour déguster un Grignotage, formule consacrée de l'endroit, comprenant un service froid et un service chaud de produits de la mer, tandis que ma compagne de table s'attaquera à un plateau de fruits de mer.

Cette fois, ce sont les terriens qui ont gagnés.

Et quand on croit ne plus pouvoir manger, arrive le chariot de desserts, qui fait s'effondrer les meilleures résolutions.

 

BRETAGNE - MERCREDI: Le charcutier Lepage aux halles de Paramé

C'était convenu, une journée serait consacrée au shopping. J'ai quand même obtenu de pouvoir m'arrêter aux halles de Paramé, un faubourg de Saint-Malo, pour faire des provisions pour notre repas du soir, prévu à la chambre d'hôte.

Dans ces halles, place Georges Coudray,  le mercredi, on y trouve l'étal de Jean Lepage, au sujet duquel j'avais lu sur le site de Roellinger:

Le charcutier Jean Lepage témoigne d'un égal respect pour les méthodes traditionnelles. Vrai paysan de l'Argoat, fier de son cochon de lait "nourri comme il se doit" et de ses charcuteries, il possède une ferme où il élève depuis quarante ans des vaches dont le lait est écrémé et le babeurre servi aux porcelets nés chez lui de mères Large White, larges et rondes.

D'un bout à l'autre de la chaîne qu'il a imaginée, il entend tout contrôler et maîtriser. Pour ses porcs, il cultive de l'orge et de l'avoine sur des terres enrichies sans engrais chimiques grâce à la chaux et au fumier fourni par les animaux de l'exploitation (vaches, porcs, chevaux de sang). Une alimentation à base de céréales et de petit-lait contribue, estime-t-il, à produire une viande de porc goûteuse et ferme.

Après avoir abattu ses bêtes, Jean Lepage ne laisse à personne le soin de confectionner les cochonnailles, le boudin, les rillettes dont on se régale le matin au petit déjeuner.

Jean Lepage est au Marché de St Servan mardi et vendredi - Paramé le mercredi - Dinard le samedi.

C'est donc avec joie et délectation que je prends la route de Paramé. A l'entrée des halles, les marchands de poissons, coquillages et crustacés. A l'intérieur, boucherie, boulangerie, fruits & légumes. Tout ça est beau et sent bon.

L'étal de Lepage est tenu par un jovial garçon qui me fait goûter les pâtés, tous faits maison: lapin, porc et à l'ail. OK, une tranche de chaque. Et avec ça ? 50 cm de boudin noir et un pot des fameuses rillettes. Miam !

A postériori,  tout le bien que j'en pense: si vous croyez que vous n'aimez pas le boudin noir, goûtez d'abord celui-là avant d'être aussi affirmatif. Avec un verre de cidre et un morceau de pain au levain, c'est à se taper le cul par terre ! Quand aux rillettes et pâtés, c'est kif: quand on travaille comme ça, ça ne peut qu'être bon. On est très loin de la production industrielle pour préemballé de supermarché, c'est un autre monde: ici, c'est le goût !

Un peu plus loin, un étal du fromager Bordier, très connu pour la qualité de ses fromages et de son beurre. Nous complétons notre panier: Curé Nantais, camembert, Comté, Livarot, un peu de chèvre...

Tout ça au frigo pour le soir, et en route pour le shopping. Non décidé