24/12/2009

Lille marché de Noël

Ceux qui visitent régulièrement ce blog connaissent mon amour pour la capitale du Nord, Lille, la seule région de France où on fait à la fois de la bonne bière et du pékêt (genièvre pour les non wallons).
Cette ville est tellement sympa qu'elle aurait du être belge. En fait, elle est belge, puisque certains lillois se disent flamands Clin d'oeil
Trêve de badinage. Nous nous y sommes rendus, bravant la tempête de neige qui tourmentait le pays, et c'est sous un blanc manteau que la ville, tout en habits de lumière, vrombissait de l'activité de Noël.
Le voyage, ça creuse. Nous avons donc soupé (dîné, hèhè!) dans un chouette resto où la pomme de terre tient la vedette: Les Charlottes en Ville (http://www.lescharlottesenville.com/).
Adresse très sympa à prix doux, la carte est délicieusement canaille et propose une gamme de plats de campagne, plats de cochon, plats de montagne, salades et plats... parmentiers. De saison, quoi!
En parlant avec un des cuistots, il s'avère que ce sont des tonnes de pommes de terre du pays qui atterrissent ici dans les assiettes, choisies selon la saison et livrées par des fournisseurs locaux. Actuellement, ils travaillent la Mimosa. Elle est douce en bouche, fondante, onctueuse, un vrai régal.
Ce qui ne gache rien, plusieurs bières belges sont servies au fût. Seul bémol: la Karmeliet que j'avais commandée avait un "goût de tuyau". Quand je l'ai demandé, on m'a changé cette bière pour une Affligem, également servie au fût et avec un goût normal. Ensuite, le garçon a goûté la Karmeliet et prétendu que le goût était normal.
Pour me permettre une parenthèse, une fois n'est pas coutume:
1) à moi on ne la fait pas, je connais le goût normal de la Karmeliet, le goût de tuyau est très caractéristique,  et mon épouse a confirmé mon impression.
2) même si c'est le client qui se trompe, devant tout le restaurant affirmer que le goût est normal, c'est vraiment dire: "je te change ta bière, mais c'est toi qu'a tort". Maladroit.
Le goût de tuyau provient de bactéries qui se développent dans les tuyauteries et qui donnent à la bière un goût très désagréable.
C'est pas donné à tout le monde d'avoir un bon restaurant ET un bon débit de bière, on ne va pas en faire un fromage. La nourriture est très bonne, on y retournera à la première occasion, et on boira du vin, fin de la parenthèse.
Après cette roborative collation, direction la Place De Gaulle où resplendissent de mille feux la grande roue et le sapin. Les décos sont splendides sous la vraie neige, et nous ne résistons pas à nous élever dans l'air glacé pour jouir du spectacle en hauteur.
Ensuite, visite du village de noël avec dégustation de vin chaud et bretzel. 
Nous terminons la soirée à La Cloche devant une Trois Monts, merveille de la production brassicole locale.
Le lendemain midi, brunch aux huîtres et au champagne à la boutique de l'Huitrière (http://www.huitriere.fr/). Depuis septembre 2008, ce haut lieu de la gastronomie de la mer a eu  l'excellente idée d'installer dans la poissonnerie quelques tables où l'on peut déguster des huîtres et crustacés. Heureuse initiative. Nous avons la ferme intention de ne pas nous en tenir là, et à la prochaine occasion de réserver une table au restaurant.
C'est ravis que nous reprenons la route de notre chère Wallonie.

16:27 Écrit par Cueillelejour dans Escapades | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : noel, lille, charlottes en ville, huitriere, gout de tuyau |  Facebook |

06/12/2009

Le Postay: Pourquoi - Comment ?

Retour au Postay d'Anthony Delhasse, 3 ans (déjà!) après notre dernière visite datant d'avant la création de ce blog et la première étoile Michelin (2007). La St-Nicolas coincidant avec notre anniversaire de mariage, c'est l'occasion qui fait le larron en foire, yekyekyek!  Rigolant

Ce chef nous avait alors séduits avec sa cuisine ludique et créative mais aussi par l'accueil que nous avions reçu, la soirée se terminant avec Anthony Delhasse et son épouse autour d'un verre de whisky.

Comme à l'époque, nous avons réservé une chambre afin de ne pas avoir à reprendre la route dans la nuit.

Et comme précédemment, nous avons opté pour le menu 10 services vins compris, intitulé cette fois " Pourquoi - Comment ? ", une farandole de petit plats ciselés comme des bijoux avec chaque fois un accord parfait de vin, une balade de goût aux détours surprenants.

Le spectacle commence dès l'apéritif avec quatre petites préparations:

"Foie gras aérien, spaghetti de consommé"

Un "007" évidemment à base de vodka, Martini et olive

Un curieux crustacé  portant le nom de "Pousse-pied" à la mayonnaise de crustacé et algue, et une mini pizza déstructurée.

Les assiettes s'enchaînent pour notre plus grand plaisir:

"Cabillaud crucuit aux citrons, encornets croquants, câpres, crème de seiche et caviar de hareng fumé"

"Homard Cru, Petits Pois, Yuzu, Neige de Crevettes, Gingembreé"

"Queue de Homard, Panais, Echalotes, Confiture d'Huile d'Olives, Rochers de Crustacés"

"Saint-Jacques, Choucroute, Pomme de terre, Lard, Serrano"

"Foie Gras comme un dessert (ben oui, y a du chocolat!), noisettes, amandes"

"Biche, Noisettes, Coings, Pedro Jimenez, Sésames"

"Lièvre, Topinambours, Radis, Balsamique, Parmentier de cuisses"

Puis, en clin d'oeil au terroir, du "Herve Caillé, pommes, sirop de Liège, Hervoise, Betteraves"

En dessert un "Mandarine, Eucalyptus, persil",  et nous concluons sur un fabuleux "Sugar Wood, pierre, terre, champignons, végétaux" aussi hétéroclite au goût qu'à la vue, une explosion de saveurs.

Nous avons été éblouis par la qualité et la justesse de la sélection des vins, exclusivement français, servis par la main sûre et généreuse de la patronne.

Après ce feu d'artifice, nous zappons le café et terminons dans la chambre avec une bouteille de champagne... Clin d'oeil

Pourquoi - Comment ? Pour le savoir, faites l'expérience !

.