22/08/2008

Fou du Roy et labyrinthe

Bon, allez, on va faire plaisir au gamin. On va au labyrinthe à Barvaux. Mais à une condition: on mange au Fou du Roy à Durbuy (voir lien).

Je vais pas faire de blabla sur ce post, les nombreuses photos parlent d'elles-même. Juste un truc: l'Irish coffee, surtout essayez l'Irish coffee. Une crème fleurette comme celle-là, ça frise le sublime.

Et une première sur Ceformidable: en diaporama, s'il vous plaît ! En cliquant sur la photo, on peut mettre sur pause.

 

http://www.kizoa.fr/i-Contact/sflex.swf?fmode=5&did=1...

18/08/2008

L'Eau Vive

L'Eau Vive, chez Anne & Pierre Résimont, c'est une valeur sûre.

 Nous avons eu le privilège d'être invités par des amis à la table d'hôte dans les cuisines.

Nous avons pu assister au ballet incessant des cuistots en action, tout en dégustant le menu Découverte vins compris.

Ce fut un grand moment gastronomique et l'occasion de découvrir ce qui se passe de l'autre côté du miroir.

Beau travail d'une équipe qui, dans la bonne humeur, s'applique avec précision au bonheur du client.

Côté vin, le sommelier nous a enchanté, et pourtant, ce n'est pas évident de briller après Marc Detraux (voir le post Vino Vino).

Un grand merci à toute l'équipe, qui défend au quotidien l'honneur de la gastronomie dans le terroir namurois.

P.S.: depuis peu, l'Eau Vive propose une formule résidentielle à l'Espace Medissey. Voir lien.

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23:14 Écrit par Cueillelejour dans Escapades | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : restaurant, arbre, eau vive, resimont |  Facebook |

17/08/2008

PORTES OUVERTES A LA BRASSERIE SAINTE HELENE

Après avoir réglè quelques soucis vestimentaires (voir post précédent), nous nous sommes retrouvés en Ardenne par un bel après-midi d'août.

Ce weekend, c'est portes ouvertes à la brasserie Sainte Hélène près de Virton. La route est dégagée, le soleil brille, la Volvo nous y conduit sans encombres.

Nous avons découvert la bière de la brasserie Sainte Hélène pour la première fois à Hotton, à la rencontre des brasseries luxembourgeoises (voir post du 13/07).

Le brasseur, Eddy Pourtois, est un créatif autodidacte. Ici le mot artisan prend tout son sens. Le matériel utilisé est en grande partie du matériel de récupération ou a été créé en fonction des besoins.

La collaboration de Palix pour le design des étiquettes renforce encore le côté créatif de la chose.

Lors de la visite de la brasserie, nous avons été guidé par un charmant monsieur, un voisin, bruxellois retraité, qui s'est passionné pour la fabrication de la bière suite à l'installation de la brasserie à Ethe, et qui nous a tout expliqué en détail avec beaucoup de bonhomie. J'ai oublié de lui demander son nom, toutes mes excuses et encore merci pour la visite.

Nous avons pu ensuite juger du résultat dans le verre. Nous avons apprécié en dégustation:

La Grognarde spécial 10 ans - 5,5°

La Sainte Hélène blonde - 6,5°

La Sainte Hélène ambrée - 8,5°

La D'jean triple - 9°

Ensuite, comme la bière ça creuse, nous avons pris le chemin de Bastogne pour casser la croûte à la taverne Léo (pas le wagon, à côté). Après une bonne soupe, j'ai goûté à la seule trappiste non belge, La Trappe, de la région de Tilburg aux Pays-Bas. Une curiosité pour les amoureux de trappistes, en dehors de toute polémique. Il y avait à la carte de la blonde à 6,5° et de la quadruple, une brune à 10°.

Aujourd'hui, je vais chercher mes pantalons (les retouches seront faites), et nous allons à Durbuy au labyrinthe. Et il y aura bien l'occasion de l'une ou l'autre rencontre, brassicole ou autre...

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09:37 Écrit par Cueillelejour dans Escapades | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : biere, brasserie, sainte helene, virton |  Facebook |

Faut être culotté dans la vie...

Il fallait m'y résigner après les vacances, même si j'aime pas ça: je n'ai plus de pantalons à ma taille...    Embarassé

Attention, comprenons-nous bien: ce qui m'ennuie dans l'histoire, c'est pas d'avoir grossi, mais de devoir aller acheter des fringues. Je DETESTE ça.

J'ai donc pris le chemin de Rendeux, où la maison Goosse propose un grand choix dans des tailles pour les gars qui, comme moi, "portent bas".

gros

 

C'est qu'il faut emballer le gamin: c'est pas du poulet, un vrai cul de poulain, et un bide, j'vous dit pas, c'est pas du gras d'saucisse, non m'dame, ce bide-là, ce sont des années de travail à table dans les meilleurs restos, arrosé des meilleurs vins. Respect, s'il vous plait !

Car un jour, j'ai décidé de ne pas suivre la dictature anorexienne qui dit qu'il faut faire du sport et être maigre. Vous rigolez ? Z'avez déjà vu le cinéma de tous ces sportifs, et j'ai bobo ici, et j'ai mal là ! Et tous les efforts qu'ils déploient pour se persuader qu'il s'amusent en courant après la baballe. Très peu pour moi.

Sans compter les remords lorsqu'ils ont le malheur de se lâcher un peu sur la nourriture. Ils seraient prêts alors à se flageller et se meurtrir 100 fois de repentance. Et vas-y que le lendemain je te remette une couche de jogging ! Et le pompon, ce sont ces footballistes qui se font un arrêt cardiaque en plein match à 22 ans. Le sport est bon pour la santé, qu'ils disaient...

Bon, d'accord, un sportif, c'est peut-être plus beau à regarder qu'un gras du bide. Mais essayez de passer une soirée mondaine avec un gars qui vous raconte ses 500 derniers matches, et vous verrez.

Ah, oui, encore une chose: pour ceux qui ne seraient pas d'accord avec moi malgré l'entière mauvaise foi que je me suis efforcé de mettre dans ces propos, je n'ai qu'une chose à ajouter:

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00:28 Écrit par Cueillelejour dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : bonheur, sport, pantalon, manger, maigrir, vivre, grossir, culotte |  Facebook |

16/08/2008

Bling Bling

Il faut lever un tabou. En ces temps de crise où il n'est pas politiquement correct de faire l'éloge du luxe, il faut affirmer haut et fort qu'il reste important de se faire plaisir. Pas à n'importe quel prix bien sûr. Et donc, oui, un européen moyen peut s'offrir une nuit dans un hôtel de classe internationale Sofitel, Hilton ou Conrad, sans devoir ensuite pendant 2 mois manger du pain sec tous les jours.

Parlons prix: si on se fie au tarif affiché, c'est effectivement hors de prix. Quand une chaîne d'hôtels se positionne au top, ça fait bien sûr tout de suite sérieux d'afficher un tarif à 400 euro la chambre.

Mais ces hôtels, comme tout le monde dans le business, ont besoin de clients. Il faut donc aller voir sur internet les offres spéciales. En général, le tarif weekend est avantageux, la semaine étant plutôt réservée à la clientèle d'affaires. En surfant ou en téléphonant, il y a moyen d'avoir des propositions intéressantes. Concrètement: entre 110 et 170 euro la chambre double, parfois petit-déjeuner ou/et bouteille de champagne dans la chambre compris. De quoi faire plaisir à votre partenaire, ainsi qu'à vous-même!

Nous avons donc testé pour vous, à l'occasion d'un anniversaire, un weekend à Bruxelles en nous encanaillant dans les hôtels de luxe.

Au programme: une nuit au Sofitel Louise, avenue de la Toison d'Or, un apéro au Hilton juste en face, et repas au Crystal Lounge, le resto branché du Sofitel.

A conseiller aussi dans les environs: l'hôtel Manos, chaussée de Charleroi ou le Conrad, avenue Louise. Tous dans un mouchoir de poche. 

Bon, qu'en est-il de l'expérience ? Mettez-vous dans la situation:

Dés l'arrivée, vous avez l'impression d'être quelqu'un d'important: devant l'hôtel se tient le voiturier qui va se charger d'aller parquer votre voiture. Bien sûr, ce service sera facturé par l'hôtel, votre carrosse se retrouvant pour la nuit dans un des parkings payants des environs. Mais au moins, vous ne vous emmerdez pas à trouver une place, puis votre chemin dans un dédale souterrain pour retourner à l'hôtel. Le voiturier est là, le gars connait son affaire. Lorsque vous quitterez le lendemain, il fera réapparaître votre carrosse, et ce sera le moment de lui glisser une pièce.

Délesté de tout souci de parking, vous franchissez la porte de l'hôtel sur un tapis rouge, et un escalier automatique surmonté d'un lustre monumental vous emmène vers le 7e ciel de la réception. Une hôtesse ne semble attendre que vous: souriante, lisse et professionnelle jusqu'au bout des ongles, elle vous inscrit  au nombre des élus possédant pour une nuit la clé d'une chambre de ce petit paradis. Vous jetez déjà un oeil gourmand sur la terrasse ensoleillée du bar et vous vous promettez d'y venir prendre un cocktail.

Ca y est, vous avez votre clé, vous pouvez appeler l'ascenseur. Pas un bête ascenseur comme dans les parkings souterrains, mais un qui fait "ding" de façon très élégante lorsque la porte s'ouvre en découvrant soit des boiseries ouvragées et du laiton blinquant, soit un habillage intégral en coussinets cuir qui vous donne l'impression d'entrer dans le salon d'un docteur.

Une fois à l'étage, vous prenez le temps de savourer le moment où votre clé électronique débloque la porte de ce qui sera jusqu'au lendemain votre chambre. Vous admirez l'agencement impeccable des lieux qui s'offrent à votre regard, découvrez le confort de la literie, notez la petite attention de la direction et vous vous dirigez vers la salle de bain.

Si votre moitié ravie ne vous a pas déjà sauté au cou pour vous faire l'amour "là, tout de suite", vous l'invitez à se détendre, soit dans la baignoire aux dimensions de piscine olympique, soit dans la douche panoramique où l'on pourrait faire bal, en profitant des produits parfumés à votre disposition et de la musique de votre choix, la salle de bain disposant souvent d'un haut-parleur fonctionnant sur la télé (écran plat) ou la radio (Bose). Voilà un séjour qui commence bien.

Comme promis, vous prenez un verre au bar. On ne s'ennuie pas avec la note, on la met sur le compte de la chambre. Demain est un autre jour. Madame prend un cocktail et Monsieur déguste médusé une Westvleteren 8 à un prix tout à fait prohibitif, mais que voulez-vous: on n'en trouve nulle part, mais ici, c'est à la carte ! Un grand moment d'exception paradoxale que cette bière, brassée en quantité confidentielle par des moines faisant voeux de pauvreté et dégustée dans un temple du luxe où rien n'est trop beau pour le client s'il a les moyens.

Après une séance de lèche-vitrine avenue Louise, vous avez soif et vous décidez de prendre l'apéro au bar du Hilton, qui se trouve juste en face du Sofitel. Vous contournez la Rolls garée juste devant l'entrée et pénétrez dans le hall aux innombrables métres carrés marbrés. Le bar est dans le plus pur style américain. Aucune fenêtre afin de créer une ambiance intemporelle et feutrée, lumière tamisée, des fauteuils club cuir et une légère odeur de bon cigare. Vous choisissez votre cocktail sur le conseil avisé du barman, c'est un pro. Ensuite, vous profitez de l'instant d'intimité avec votre moitié, le lieu se prêtant à merveille aux chuchotements.

Retour au Sofitel pour le souper. La déco du restaurant de l'hôtel, le Crystal Lounge, a été confié à Antoine Pinto, le pape du design Horeca dernier cri, concepteur entre autres de La Quincaillerie et du Belga Queen. Le repas est tout à fait abordable, surtout que vous choisissez le menu. Le design de l'endroit se prolonge dans les assiettes, un soin particulier étant mis à la présentation.

Après un dernier verre, vous rejoindrez votre chambre où vous attend pour une nuit une literie de compétition. A moins que vous ne décidiez une petite sortie en ville...

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11:43 Écrit par Cueillelejour dans Escapades | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : bruxelles, hotel, luxe, bling bling |  Facebook |

12/08/2008

Grande Choufferie

Comme nous étions d'humeur voyageuse ce samedi, nous voilà partis vers le village d'Achouffe par les petites routes (via La Roche) pour découvrir la Grande Choufferie.

Sur place, nous avons pu assister au concours de casiers. But de la manoeuvre: monter sur un maximum de casiers que l'on empile un par un en restant en équilibre sur la pile, assuré par un cordage. Un  assistant envoie les casiers au fur et à mesure. Exercice d'agilité impressionnant.

Le premier prix: son poids en Chouffe.

Bien sûr, c'est malin, car celui qui va y arriver ne sera pas trop gros !

Il va sans dire que je me suis contenté de prendre les photos. Le record est quand même de 22 casiers.

Pour le reste, pas trop de monde vers le milieu de l'après-midi, principalement des néerlandophones, les wallons préférant la taverne en face.

Sortie du Dixieland Street Band, côté animation, et ils s'y entendent.

Nous avons dégusté la Houblon Chouffe, qu'on ne trouve pas dans le commerce.

Mais nous sommes restés raisonnables, histoire de ne pas entendre le lendemain des nains jouer du tamtam dans notre tête...

 

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22:01 Écrit par Cueillelejour dans Escapades | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : biere, nain, ardenne, chouffe, achouffe |  Facebook |

10/08/2008

LOIRE: Post Scriptum - Le beurre blanc

Recette de Loire par excellence, le beurre blanc accompagne merveilleusement bien le poisson et peut se préparer notamment à partir de Muscadet.

En dehors des polémiques sur tel ou tel détail de la recette ou sur son origine, je donne ici celle qui m'a le plus charmé sans encore l'avoir essayée:

Recette du beurre blanc

 

Ingrédients : 6 à 8 personnes

10 échalotes
1dl de vinaigre de vin
1dl de muscadet
2 cuillères à soupe de crème double
500 gr de beurre demi-sel
Poivre du moulin

 

Préparation

  • Hacher très finement les échalotes au couteau.
  • Réunir dans une sauteuse ou casserole à fond épais les échalotes, le vinaigre, le muscadet et poivre du moulin.
  • Porter à ébullition, baisser le feu et laisser réduire presque à sec doucement.
  • Ajouter la crème double. Porter à ébullition.
  • Y incorporer à l'aide d'un fouet le beurre demi-sel bien froid et coupé en morceaux. Le beurre s'ajoute rapidement en fouettant énergiquement. Toujours maintenir au chaud, à feu doux, voire au bain marie ou sur le coin de la plaque.
  • Ne pas passer le beurre blanc au chinois, la sauce au beurre blanc se sert avec les échalotes et accompagne à merveille un colin, un sandre, l'alose ou un brochet cuit au court-bouillon.

22:36 Écrit par Cueillelejour dans Recettes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : loire, beurre blanc |  Facebook |

LOIRE: Conclusion

Maintenant, m'attend la délicate tâche du rangement des bouteilles dans la cave.

Ces bouteilles, glanées ci et là au gré de nos coups de coeur, vont reposer un temps dans leur sanctuaire avant de connaître leur destination finale: égayer un repas, consoler un coeur triste, enflammer une passion, sublimer une recette, susciter une ivresse créatrice, pousser à la confidence, rapprocher les âmes, faire chanter l'amitié et la joie de vivre, ou tout simplement réchauffer une longue soirée d'hiver, rafraîchir un repas d'été, étancher la soif.

Merci, vignerons, de nous avoir accueillis pour découvrir vos vins! Il sera ici fait bon usage du fruit de votre travail.

Merci cuisiniers de nous avoir accueillis à votre table, où la dégustation de vos plats frise parfois le sublime.

Merci sommeliers de vos conseils éclairés afin de marier au mieux le solide et le liquide.

A bientôt pour de prochaines aventures...

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11:28 Écrit par Cueillelejour dans Escapades | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bonheur, vin, cave |  Facebook |

LOIRE: Dimanche - De Reims à Namur

Chapitre 1: Nulle Part Ailleurs

Le retour en Belgique se fait en douceur. De Reims à Couvin, c'est une route agréable, surtout le dimanche sans les camions.

Couvin recèle une adresse gourmande à ne pas manquer: Nulle Part Ailleurs.

Avec le restaurant gastronomique du même nom, le bistrot terroir L'Absinthe, la boutique Côté Terroir et les chambres 3 épis Au Milieu de Nulle Part, l'offre est complète pour le routard de passage.

La cuisine est à la fois goûteuse et raffinée, mettant en avant les produits du terroir. La recette de l'anguille à l'escavèche a été auréolée d'un coq de cristal à la foire de Libramont.

La carte des vins est très variée et dans des prix raisonnables. L'établissement a créé un apéritif local, le Pansard, dont la recette comprend des noix et de l'écorce d'orange.

Le cadre est soigné, dans l'esprit campagnard, l'accueil sobre et attentif.

Nulle Part Ailleurs, c'est l'histoire de deux frères, Frédéric et Jean-François Corman, l'un en cuisine, l'autre en salle. Les deux font la paire pour vous faire passer un bon moment de table.

Ayant déjà goûté à la carte bistrot précédemment, nous jetons notre dévolu sur la carte gastro:

  • Les croquettes aux crevettes grises préparées maison, bouillon crémeux au Xéres
  • Le foie gras poêlé, pommes aux pruneaux et armagnac, jus d'agrumes au gingembre
  • Le cochon de lait cuit à basse température, croquette de pied de cochon et jus au miel
  • Le filet de canette rôti au poivre de Séchouan, confit d'échalote au vin de Rasteau

Des petits chef-d'oeuvres du genre qui trouveraient leur place sans rougir sur des tables bien plus côtées. Allez-y donc les yeux fermés et l'appétit grand ouvert !

http://www.nulle-part-ailleurs.be/

 

Chapitre 2: Prise de mousse

Non loin de Couvin, à Mariembourg, se trouve la brasserie de la Super des Fagnes. Nous faisons un petit crochet pour une reprise de contact mousseuse avec notre beau pays.

http://www.fagnes.com/v03fr/index.php

Et c'est repus et ravis que nous rejoignons nos pénates.

 

 


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11:17 Écrit par Cueillelejour dans Escapades | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : biere, couvin, super des fagnes, nulle part ailleurs |  Facebook |

09/08/2008

LOIRE: Samedi - Reims, la suite

La suite du post de samedi après avoir décanté le triple grrr...

Chapitre 4: Reims à la choucroute

Tout au long de la place piétonnière Drouet d'Erlon s'alignent les terrasses qui invitent à prendre un verre ou à grignoter. Une adresse à ne pas manquer: le Café de la Paix, une brasserie proposant une carte très variée: tartares, salades, poissons, viandes et surtout un banc d'écailler d'une très grande fraîcheur. C'est pourtant pour la choucroute que nous y retournons aujourd'hui. 

Dans la formule Choucroute Champagne, le garçon vous installe à table sur un réchaud une choucroute servie généreusement en viandes et y verse un quart de champagne qui, en mijotant, finira de parfumer votre plat sous vos narines palpitantes. Le chou est délicieux, ni acide ni gras. Il ne vous reste plus qu'à choisir à la carte un champagne de grande maison ou de vigneron, tous proposés ici à un prix raisonnable. Un mariage parfait.

Chapitre 5: Reims au whisky 

Il est à la Montagne de Reims une distillerie qui, depuis 1997, s'est lancée dans la production de whiskies single malt de grande qualité. Thierry Guillon joue avec les barriques d'origine française: fûts de champagne, meursault, loupiac, sauternes, banyuls. A découvrir lors d'une prochaine escapade, le temps nous manque. Plus d'info sur:  

http://www.whisky-guillon.com/ 

 

 Chapitre 6: Reims au champagne

Trois solutions s'offrent à vous pour découvrir le vignoble de Champagne: la visite des grandes maisons, la visite des vignerons, la découverte du champagne à l'une des nombreuses tables de la région. 

Lors d'une escapade en Champagne précédant la création de ce blog, nous avons pu tester les trois formules. C'est ainsi que nous avons

  • visité la cave de Piper Heidsieck (voir photos)
  • visité au domaine les champagnes Pernet-Lebrun et Vollereaux (voir liens - également présents au Salon des Vins de Terroir à Seclin)
  •  mangé au Grand Cerf à Montchenot et à l'Assiette champenoise à Tinqueux.

Cette maison propose des formules gastronomiques intéressantes, à découvrir sur leur site: 

http://www.assiettechampenoise.com/fr_content/presentation.php

 Demain, c'est le retour vers la Belgique, mais pas directement à la maison...

 

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12:20 Écrit par Cueillelejour dans Escapades | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : reims, champagne, guillon |  Facebook |

LOIRE: Samedi - De Bourges à Reims

Chapitre 1: Menetou Salon

Voici venu le temps de remonter vers le nord. L'étape du jour se fera par les petites routes vers Auxerre pour ne prendre l'autoroute qu'à Troyes. Nous passerons ainsi dans le vignoble du centre Loire et la région de Chablis avant d'entrer en Champagne.

Nous passons devant un panneau indiquant la direction de Menetou Salon. J'ai encore en mémoire la cuvée Dame de Chatenoy, de Isabelle & Pierre Clément, que nous avons dégustée hier sur la première partie du menu. Le côté minéral nous avait particulièrement charmé. Il ne nous faut donc pas longtemps pour décider de faire un crochet par le Domaine de Chatenoy.

Arrivés sur place, un panneau nous indique que le domaine est fermé le samedi et le dimanche. Pourtant, la porte est ouverte et nous nous risquons à l'intérieur.

Une dame nous salue de derrière son comptoir de dégustation. Il se fait que c'est un weekend portes ouvertes dans toute la région, nous tombons donc très bien.

Par contre, nous apprenons que la cuvée Dame de Chatenoy est épuisée, victime de son succès. Qu'à cela ne tienne, nous découvrirons donc les autres vins produits par le domaine. Et nous faisons l'acquisition de quelques bouteilles de blanc, qui représente bien son terroir, de rosé, dont le pinot noir enchantera les dégustations apéritives, et de rouge, la cuvée non barriquée exprimant le fruit selon notre goût.

La dame nous propose de visiter les installations. Nous découvrons les cuves inox, la salle où le vin mûrit dans les fûts de chêne, tout l'appareillage mécanique permettant de traiter la récolte: cave de réception des vendanges avec table de tri, égrappoir, remplissage des pressoirs par convoyeur, pressoirs pneumatiques, filtres, contrôle de la température des cuves, cave à fûts avec thermorégulation du plancher, chaîne d'embouteillage, filmeuse, . Dans la famille Clément, on est vigneron depuis quinze générations, mais les techniques les plus modernes sont appliquées. Il est loin le temps où l'on pressait le raisin avec les pieds...

http://www.domainedechatenoy.com/accueil/?rub=domaine

 

Chapitre 2: Le lac du Bourdon

En route vers Auxerre, Georgette, notre GPS, nous emmène dans un itinéraire un peu farfelu par des petites routes désertes et sinueuses. Nous aboutissons près de Saint Fargeau et Georgette indique sur son écran la proximité d'un lac. Il s'agit du lac du Bourdon. Malgré le temps maussade, nous décidons de nous y arrêter pour pique-niquer. Un arbre nous abrite de son feuillage, nous évitons les gouttes éparses qui tombent du ciel grisâtre, mais pas le vent. Le vin nous réchauffe, mais nous ne nous éternisons pas.

La Volvo est très chargée, je roule en bon père de famille. Déjà hier, j'ai surgonflé les pneus pour plus de sécurité. Nous arrivons à Reims, capitale de la/du Champagne. 

Nous en découvrons aussi d'autres facettes...

 

Chapitre 3: Reims à la bière

Arrivés à Reims, nous prenons nos quartiers au Mercure Cathédrale. Nous y faisons connaissance avec Anthony, le barman, un garçon très sympathique qui en connait un bout sur les champagnes, mais aussi sur les bières. Il nous fait découvrir une bière locale, la Valmy, qui se décline en blonde, blanche et ambrée. Elle est brassée à l'initiative d'agriculteurs cultivant de l'orge selon les principes de l'écoculture et décidant de valoriser ainsi leur produit. Elle est principalement brassée par la brasserie d'Orgemont mais certains brassins sont réalisés en Belgique faute de capacité de production suffisante. Plus de détails sur:

http://www.biere-valmy.fr/

http://www.orgemont.com/

Présentée sur l'étiquette comme Bière de garde du pays Champardennais, cette excellente bière nous rappelle qu'au-delà des frontières, il y a des régions qui cultivent le même amour des produits houblonnés.

Il nous est plaisant de penser que l'Ardenne est une région avec Namur au nord et Reims au sud. De même, lors de nos escapades à Lille, nous buvons de la Trois Monts, bière qui se présente sur l'étiquette comme Bière de Flandre, tout en étant française.

On est loin ici de ces jus insipides servis à la pression dans la plupart des bars français, presque sans mousse . Il y a en France des artisans qui savent ce que c'est la bière et qui font honneur à la profession de brasseur. Le tout est de les trouver. Merci Anthony de nous avoir fait découvrir ce produit du terroir champardennais.

Chapitre 4: Reims à la choucroute

Chapitre 5: Reims au whisky

Chapitre 6: Reims au champagne

Grrr, grrrrrr, et triple grrrrrrrrr ! Je viens de passer presque 2 heures à écrire les trois derniers chapitres, et au moment d'appuyer sur "brouillon" pour les sauvegarder,  "the page cannot be displayed". Quelle qu'en soit la cause, c'est à hurler. J'abandonne, c'est trop injuste. Je ferai plus tard le récit de la suite.

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01:59 Écrit par Cueillelejour dans Escapades | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

08/08/2008

LOIRE: Vendredi - De Tours à Bourges

Chapitre 1: Les halles de Tours 

Après une courte visite dans la vieille ville de Tours, nous allons faire notre petit marché aux halles pour le pique-nique de ce midi. 

Encore une merveilleuse tradition française que les halles: les artisans bouchers, tripiers, charcutiers, boulangers, fromagers et autres offrent leurs étals à la concupiscence de notre gourmandise. Et c'est comme un gosse entrant dans un magasin de jouets que je pénètre dans les halles de Tours. 

Quel spectacle, quelles odeurs affolantes. Les pâtés le disputent aux terrines pour nous présenter leurs meilleurs atours, les boudins grassouillent à l'étalage tandis que les saucissons pendouillent comme des guirlandes, promettant la fête à nos papilles affolées. Les fromages appellent notre regard, coulant vers nous leurs pâtes languissantes. Les pains diffusent leurs merveilleuses odeurs, les baguettes se tiennent fièrement au garde à vous dans leur présentoir, attendant le client qui les emportera afin de leur emplir le ventre de toutes ces bonnes choses. Et tout ce petit monde solide est vendu, emballé, ensaché, emporté pour se retrouver à table marié au liquide de l'un ou l'autre flacon de vin de Touraine. Aaah le beau pays! 

Nous papillonnons parmi les étals pour nous arrêter ci et là et passer commande: rillettes de Touraine, pâté de tête, saucisson pur porc, rillons, boudin, petit salé, fromage de Valençay et Sainte-Maure, et un petit ravier de salade composée. 

Un artisan charcutier retient particulièrement notre attention: la Maison Hardouin. Une visite sur leur site en dira plus qu'un commentaire de quelques lignes:

http://www.hardouin.com/

Pour arroser le tout, une bouteille de Cheverny et une bouteille de Bourgueil feront l'affaire (pas question de toucher au coffre!). 

En route vers notre prochaine étape. 

 

Chapitre 2: La boutique de François Chidaine 

A l'est de Tours se trouvent deux communes viticoles remarquables: Vouvray et Montlouis. Nous décidons de visiter la boutique de François Chidaine à Montlouis, où se vendent ses propres vins mais aussi ceux de quelques collègues viticulteurs, comme Foreau et bientôt aussi Huet. 

Dégustation des crus de François Chidaine, produits de la viticulture biodynamique. Les Vouvray et Montlouis secs expriment remarquablement le chenin. Et quelques bouteilles rejoignent donc la banquette arrière.  

 

Chapitre 3: Pique-nique au bord du Cher 

En route vers Bourges, la Volvo crapahute vaillamment sur un chemin de terre au bord du Cher jusqu'à un endroit ombragé. 

Et c'est le bonheur d'étaler sur l'herbe au bord de l'eau toutes les succulentes choses que nous avons achetées aux halles. Outillage minimum requis pour un pique-nique réussi: un couteau, 2 verres, un tire-bouchon et quelque chose faisant office de nappe.  

Le "pop" du bouchon et le "glouglou du vin dans les verres s'intègrent parfaitement au chant des oiseaux et au murmure de la rivière. 

Elle est pas belle la vie ?

 

 Chapitre 4: Le Saint Ambroix à Bourges 

Depuis le début du séjour, nous dormons à l'hôtel Mercure. Une réservation par internet sur le site du groupe Accor nous fait profiter de tarifs avantageux tout en bénéficiant dans ces hôtels d'un niveau de confort répondant à des normes précises. 

Mais l'hôtel Mercure de Bourges, c'est un cas à part. L’Hôtel de Bourbon a pris place dans les vestiges de l’Abbaye de Saint Ambroix, vIeille demeure du XVIIe siècle classée monument historique. 

Le restaurant l’Abbaye de Saint-Ambroix, situé dans l’abside de la chapelle, avec une étoile au Guide Rouge Michelin, propose une cuisine traditionnelle, pleine d'esprit et d'invention. Le chef, François Adamski, est Bocuse d'or en 2001 et Meilleur Ouvrier de France en 2007. 

Nous sommes assis au bar à siroter un verre de Quincy pour l'apéritif lorsque le Prince Laurent vient nous demander si nous souhaitons lire la carte du restaurant. 

C'est ainsi que nous nommons le maître d'hôtel, un fier berrichon qui a une ressemblance étonnante avec le fils d'Albert, roi des belges. Un garçon charmant, qui a le cœur d'en rire avec nous. Et il nous apprend qu'il a déjà eu le plaisir de servir Son Altesse Royale en cet établissement. Petits commentaires sur la situation politique en Belgique. Difficile à expliquer pour nous et difficile à comprendre pour lui. 

Heureusement, nous ne sommes pas ici pour trouver la solution à BHV, mais pour jouir de l'instant présent. Nous nous concentrons sur la carte. Nous avons un souvenir mémorable de la canette rôtie, en deux services, mais ce n'est plus à la carte. Nous optons donc pour le menu Découverte: sept services selon l'humeur du chef, qui tiendra compte de nos interdits alimentaires. 

Et le chef est d'excellente humeur, jugez-en donc par notre menu (voir photo).

Nous donnons carte blanche au sommelier, puisque c'est un menu surprise, avec comme consigne de travailler sur 2 bouteilles, un blanc et un rouge de la région, avec comme budget le prix d'un menu. Le garçon connait son affaire et tape dans le mille. 

Si Michelin ne souhaite donner qu'une étoile à cette maison, c'est tant mieux, parce que nous pouvons ainsi manger à un prix somme toute raisonnable pour un tel niveau de cuisine. 

http://www.abbayesaintambroix.fr/abbaye/index.html

Et nous terminons au bar sur une coupe de champagne, prélude à notre voyage de demain vers Reims...

 

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11:02 Écrit par Cueillelejour dans Escapades | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : vin, bourges, loire, tours, saint ambroix, chidaine, adamski, hardouin |  Facebook |

07/08/2008

LOIRE: Jeudi D'Angers à Tours Partie 2

2e partie du post du jeudi:

Chapitre 2: Fontevraud

Nous avions prévu d'acheter les marchandises pour un pique-nique, mais il est déjà 13h bien fait. Nous décidons donc de rejoindre Fontevraud, où nous connaissons un bon resto.  

Fontevraud est connu pour son abbaye qui abrite les gisants des plantagenêts: entre autres Henri II, Aliénor d'Aquitaine, Richard Cœur de Lion et Isabelle d'Angoulême y sont enterrés. Que du beau monde ! 

Mais nous y faisons étape pour un autre genre de pèlerinage. 

Au centre du village, La Croix blanche est un établissement des Logis de France qui possède un excellent restaurant. Nous le connaissons pour y avoir séjourné il y a quelques années. J'ai encore en mémoire d'y avoir dégusté un Saint-Nicolas de Bourgueil de 1985, et c'est toujours avec beaucoup d'émotion que j'y repense. 

Installé sur la terrasse du gastro (il y a aussi une brasserie et une crêperie), nous découvrons avec bonheur le menu terroir. Et je commande avec délectation des rillettes de lapin en entrée et un brochet au beurre blanc en plat. Je m'étais juré de goûter du brochet durant le séjour, c'est l'occasion. Le tout sera accompagné d'un Saumur blanc. Pour dessert, crème brûlée à la rose et un petit verre de Royal Combier. Comme Cointreau, Combier est un liquoriste du 19e siècle, inventeur du Triple sec. La distillerie, située à Saumur, peut être visitée. Plus d'info sur: 

http://www.combier.fr

Encore un mot: nous devons encore découvrir à Fontevraud les secrets de La Licorne.

Chapitre 3: Yannick Amirault 

Il fait près de 35°, on se croirait à la Côte d'Azur mais avec beaucoup moins de monde. Après le repas, nous arrangeons un peu notre précieux chargement afin de gagner de la place. C'est avec soulagement que je démarre le moteur et l'airco, inquiet que la chaleur prolongée ne perturbe les bouteilles qui reposent dans le coffre. 

Direction Bourgueil chez Yannick Amirault. J'ai eu l'occasion le mois passé de boire pour la première fois un magnum de son Grand Clos 2003 qui dormait en ma cave depuis son acquisition. La beauté de cette cuvée a fini de me persuader que je ne pouvais passer dans la région sans m'arrêter pour acheter quelques flacons du dernier millésime disponible, surtout que ce vin doit reposer en cave quelques années. 

Ici, on n'est pas sur le Bourgueil léger que l'on tape négligemment dans un seau à glace jusqu'à ce qu'il soit plus froid qu'une Stella pression. Par pitié, Barbare, si c'est tout ce que tu connais du Bourgueil, passe ici ton chemin. S'il est certain Bourgueil que l'on peut boire jeune et frais, sans pour autant lui faire subir une réfrigération outrecuidante, Yannick Amirault et d'autres viticulteurs de la région produisent des vins de qualité avec le plus grand soin, qui exigent notre respect et souvent une certaine patience pour les laisser mûrir. Pour avoir pu boire des Bourgueil et Saint-Nicolas de Bourgueil avec dix à vingt ans de cave, je peux dire que la patience sera récompensée pour peu que le vin à l'origine en vaille la peine. 

Pour les grandes soifs d'été demandant de la fraîcheur, il existe du Bourgueil rosé qui apporte également grande satisfaction à table. 

Et c'est avec difficulté que nous trouvons de la place dans la voiture pour quelques bouteilles supplémentaires.

 

Chapitre 4: Andouille et andouillette

On ne chantera jamais assez l'éloge de l'andouille et de l'andouillette. Cette spécialité typiquement française fait le bonheur de tout gastronome averti. Et pour peu qu'une andouille rencontre un cuistot qui sait y faire dans la tradition de son terroir, c'est un grand moment de table en perspective. 

Bon, d'accord, pour les "nâreux", il vaut mieux ne pas trop penser à ce qu'il y a dedans. Mais faites confiance au charcutier et laissez vos papilles faire leur travail, elles vous convaincront sans peine qu'au-delà de l'idée, il y a dans ce met du génie. Rabelais, un gars de la région, évoque l'andouille comme un des mets préférés des tourangeaux, et a écrit dans Pantagruel un morceau d'anthologie, " La guerre des Andoyles et de Quaresmeprenant ". 

Si vous voulez tout savoir sur ces merveilleux produits, surfez vite sur: 

http://www.infocharcuteries.fr/index.php?option=com_content&task=view&id=54&Itemid=238 (andouille) 

http://www.infocharcuteries.fr/index.php?option=com_content&task=view&id=58&Itemid=237 (andouillette) 

Tout ceci pour dire que le soir à l'hôtel Mercure de Tours, j'ai eu l'agréable surprise de trouver à la carte une Brochette d'andouillette et poires tapées au Vouvray. Un véritable joyaux de la gastronomie locale.  

Un mot sur les poires tapées, peut-être, avant de terminer le post de ce jour que nous avons cueilli avec délice ?  

Spécialité culinaire originale et reconnue, la poire tapée est un fruit séché traditionnellement au four à bois. L'objectif n'est pas de les cuire mais de les déshydrater. Après deux jours dans le four, les poires sont retirées, retournées une à une, resserrées dans les claies puis enfournées de nouveau pour 24 heures avant d'être aplaties. L'opération pouvant se renouveler jusqu'à ce que les poires soient totalement déshydratées. Si certains les apprécient natures comme un fruit sec, d'autres les préfèrent en marmelade ou en terrines, d'autres encore les dégustent réhydratées dans des préparations culinaires, comme cette brochette d'andouillette. 

Deux producteurs sont actifs dans la région de Saumur. Vous trouverez sur leur site l'historique du produit, les heures de visite et des recettes: 

http://www.poirestapees.com 

http://www.reines-de-touraine.com/sommaire.php3?choix_langue=fr

 

A demain pour de nouvelles aventures...

 

 

 

 

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LOIRE: Jeudi - D'Angers à Tours Partie 1

Le Post du jeudi se fait en 2 X (trop de photos, j'ai sukkelé une bonne partie de la nuit, pfff)

Chapitre 1: Le Petit Saint Vincent à Varrains 

Après avoir photographié les imposantes murailles du château d'Angers, construit au XIIIe siècle par Saint-Louis, nous nous dirigeons vers Varrains à côté de Saumur, à une bonne soixantaine de kilomètres. Juste avant midi, nous entrons dans la cour du Petit Saint Vincent et faisons la connaissance de Dominique Joseph. 

C'est un personnage, encore jeune mais passionné par son métier. Il nous présente sa gamme et nous goûtons un rosé sec et vineux comme nous l'aimons, un Saumur-Champigny tendre pour les jours de soif, et la cuvée Pélo que nous avons découverte hier et qui trouvera sa place sur une bonne table. Il nous fait également goûter son Saumur blanc ainsi que la cuvée rouge Crescendo, où l'utilisation raisonnée de la barrique dans les plus beaux millésimes donne une ampleur au vin qui lui fait chanter l'opéra sur le mode ténor. C'est un vigneron intelligent qui ne commettra pas l'erreur de produire du jus de bois mais plutôt de mettre en valeur de cette façon ses meilleurs raisins. Nous passons commande d'un échantillon des différents vins. Le coffre est plein, il faut maintenant faire usage de la banquette arrière.

Dominique Joseph est un bon vivant. Parlez-lui de bières belges, et il devient intarissable. Il nous montre dans son cellier, au milieu des palettes de bouteilles de vin, sa réserve personnelle de bière où l'on trouve de l'Orval, de la Chimay, de la Westmalle et quelques autres bijoux de notre production nationale. 

A noter qu'il y a une brasserie artisanale dans les environs, mais nous n'avons pas eu le temps d'y faire un saut: la Brasserie des Fontaines à 49700 Les Verchers sur Layon, 11 Chemin des quarts. Selon des infos glanées sur internet: 

"Anne Catherine Sailly brasse pour le moment en petite quantité (brassins de 200 litres) 4 types de bières : la Fosse Blonde (5,5°), la Rose de Falun (blanche 4,6°), la Sarcophagus (brune 8,5°) et la Troglotte (ambrée 6°)." 

Si vous avez des commentaires de dégustation, merci de me les faire parvenir.  

Encore un mot sur le Petit Saint Vincent: vous croiserez peut-être dans la région de Saumur un pimpant pick-up Citroën bleu de 1928 magnifiquement restauré: compartiment de charge en bois fait main, moteur d'origine, lettrage peint à la main. Il y a de fortes chances que notre ami soit au volant, saluez-le de notre part. 

 

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06/08/2008

LOIRE: Mercredi - De Nantes à Angers

Chapitre 1: Coteaux d'Ancenis

Les coteaux d'Ancenis sont AOVDQS de la région nantaise. A une quarantaine de kilomètres au nord-est de Nantes,  c'est une région qui respire le bon vivre. La Loire s'étire paresseusement le long des coteaux plantés de vignes qui produisent du gamay, du cabernet, du chenin et de la malvoisie.  

Nous suivons la route des vins en passant devant le château de Clermont, qui fut la propriété de Louis de Funès. Nous arrivons au Domaine des Génaudières, chez Athimon, où nous sommes accueillis pour une dégustation apéritive de rosé et de rouge. Le domaine surplombe la Loire face au château de Varennes et offre un point de vue magnifique. Les vins se donnent sans détour à notre soif, ce sont des vins d'amis à boire autour d'un apéritif ou d'une grillade. Nous apprenons que la malvoisie est un autre nom pour le pinot gris, et que dans la région, il est vinifié en sec ou en moelleux. Malheureusement, nous ne pouvons pas y goûter, il est épuisé. Nous garnissons le coffre de quelques bouteilles supplémentaires. Le coffre se remplit, heureusement que les gosses ne sont pas avec (aaah, je ne résiste pas à ce merveilleux belgicisme).

 

Chapitre 2: Une guinguette

Direction La Possonnière, juste à côté de Savennières. Au bord du fleuve, au port, se tient une guinguette, Les Tourbillons, qui propose une carte incitant au grignotage de quelques spécialités locales: tartines de fromage ou de rillettes, fritures ou rillauds, le tout arrosé de vins du pays. 

Notre menu se compose d'une tartine de chèvre, une assiette de rillauds et un fromage frais à la crème crue, le tout arrosé d'Anjou rosé et d'Anjou rouge (Domaine de Passavant). Ceci finit de nous persuader que décidément, le bonheur est dans le pré.

 

Chapitre 3: La quintessence du Savennières 

Savennières est à quelques tours de roue, nous tentons donc une visite chez Nicolas Joly, le pape de la viticulture biodynamique et propriétaire en exclusivité des 7 ha de l'AOC Coulée de Serrant, un des plus grands vins de France, aussi bien par sa qualité que sa rareté et son prix. Il s'agit d'une production de 20 à 25.000 bouteilles par an pour le monde entier, vendues au prix de presque 50 euro la bouteille. Le vignoble a été planté en 1130 par des moines cisterciens. Les vignes ont en moyenne 35 à 40 ans et les plus vieilles, 80 ans. Le rendement est de 20 à 25 hectolitres par hectare. C'est dire qu'ici la qualité n'est pas un vain mot. Pour des infos sur la viticulture biodynamique, je vous renvoie au site internet du domaine:

http://www.coulee-de-serrant.com 

Nicolas Joly produit également le Clos de la Bergerie, AOC Roche aux Moines (8 à 10.000 bouteilles), et le Vieux Clos, AOC Savennières (20.000 bouteilles). Il faudra compter minimum 20 euro pour une de ces bouteilles, également produites en biodynamique avec des rendements faibles. 

Le parcours dans le domaine pour rejoindre la superbe bâtisse se fait sur un chemin de terre dans un cadre enchanteur et sous un soleil de plomb. Ici tout est calme et serein. L'entrée pour les visiteurs se trouve à l'arrière du bâtiment par une petite porte entourée de végétation et surmontée d'une cloche qu'il nous faut actionner pour annoncer notre visite. Il y a quelque chose d'à la fois anodin et religieux dans ce tintement qui résonne gaiment dans l'air surchauffé. 

Une dame souriante nous ouvre la porte et nous invite à entrer. Dans la pénombre de la salle de dégustation, nous distinguons quelques anciens outils de vignerons, des affiches et informations sur le vignoble et la viticulture biodynamique. Au mur, une photo aérienne du vignoble où l'on distingue nettement la Coulée de Serrant. Sur une table, trois bouteilles posées simplement à côté de leur fiche explicative. Comme indiqué sur la porte, la dégustation implique l'achat d'au moins une bouteille. Comme ce vin est pour moi un mythe enfin devenu accessible, je n'ai aucune hésitation lorsque la dame me propose de goûter. 

C'est alors un autre monde qui s'ouvre à moi. Cette impression depuis le début d'accomplir un rite se cristallise dans cet instant de conviction d'avoir goûté au Graal. Par trois fois je connais cette sensation alors que la dame procède à notre initiation à la trinité de Nicolas Joly. 

Et nous terminons la cérémonie par une invitation à nous rendre au pied de la Coulée de Serrant en suivant l'allée de cyprès pendant que se prépare notre commande. 

Au départ de l'allée, nous rencontrons le maître des lieux qui nous salue et nous invite cordialement à suivre le chemin. Au cours de notre procession, la Loire se découvre à nous en contrebas entre les cyprès tandis que se dessine au bout de l'allée la pente abrupte de la Coulée de Serrant dont les vignes mûrissent leurs fruits sous un soleil éclatant. 

Et c'est l'âme en paix, et soulagés de nombreux euros, que nous emportons les précieux flacons, trois de chaque, en pensant déjà à la place de choix que nous leur réserverons dans notre cave. 

 

Chapitre 4: Le Carré Cointreau

Changement radical de style. Arrivés sur Angers vers 16h, nous partons directement sur Saint-Barthélémy-d'Anjou où se trouve la distillerie Cointreau.  

Liqueur angevine créée par les frères Cointreau au 19e siècle, c'est aussi la fabuleuse histoire d'un succès mondial qui s'est perpétué à travers les époques jusqu'à nos jours. 

C'est trop tard pour visiter le site de production, mais nous pouvons participer (pour une somme modique) à la dégustation et à l'initiation à l'art des cocktails.  

La formule en vogue actuellement est le Cointreaupolitan: un cocktail composé de 2 cl de jus de citron, 3 cl de jus de cranberry (canneberge ou airelles) et 5 cl de Cointreau. Verser dans cet ordre dans un shaker, ajouter de la glace, agiter et déguster… avec modération.

 

Chapitre 5: Le resto, ça inspire 

 Ce soir, souper cool à l'hôtel Mercure d'Angers. Melon/jambon et plat de pâtes accompagnés d'un Saumur-Champigny. Bonne surprise: cette cuvée Pélo produite par Le Petit Saint-Vincent de Dominique Joseph est à la fois fruitée, ample et puissante. C'est décidé, demain nous irons y faire un tour. Ca tombe bien, je n'ai pas encore de Saumur dans ma cave.

 

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05/08/2008

LOIRE: Mardi - Parcours initiatique dans la région nantaise

Chapitre 1: Le château des Ducs de Bretagne 

Le temps nous est compté, impossible d'écumer la région à la recherche des viticulteurs et en même temps de découvrir les monuments historiques. Nous faisons donc juste le tour du château des Ducs de Bretagne avant de nous mettre en route pour la région de l'AOC Muscadet de Sèvre-&-Maine.

 

Chapitre 2: Trompe-Souris

La recherche d'un viticulteur n'est pas toujours chose aisée. Souvent l'adresse consiste en une commune et un lieu-dit. Pas facile par exemple de trouver Serge Saupin à 44450 La Chapelle-Basse-Mer au lieu-dit Le Norestier. Cherchez pas de nom de rue et encore moins de numéro, y en a pas. Nous arrivons donc à l'endroit ainsi nommé et bien sûr, nous sommes perdus. C'est alors que nous passons devant une enseigne "Brasserie de la Divatte". Aussi incroyable que ça paraisse, il s'agit d'une micro-brasserie en pleine région viticole.

C'est ainsi que nous faisons connaissance avec un jeune gars, Pascal Rouleau, qui s'est mis en tête de faire sa bière, de la vendre et en plus d'exploiter sa taverne le soir. Et dire qu'il y en a qui disent que les jeunes ne veulent plus travailler! 

Nous ne le dérangeons que le temps de demander l'adresse et d'acheter un échantillon de ses produits, et nous le laissons continuer à remplir ses fûts.  

Une recherche internet ultérieure nous en apprend plus sur le produit: 

"Brassées dans la plus pure tradition, les bières Trompe Souris sont issues de malts et de houblons sélectionnés. Non pasteurisées et non filtrées, elles conservent tous leurs arômes. Bières de triple fermentation, les Trompe Souris s'affinent pendant une garde de trois semaines. Elevées sur lies, elles refermentent naturellement en bouteille. Alors leur léger dépôt est un signe de qualité. Il faut donc les servir délicatement.


Légère et désaltérante, la Trompe Souris blonde (5% vol.) dégage un doux parfum houblonné et épicé.
Issue de différents malts, la Trompe Souris rousse (6% vol.) est une bière légèrement caramélisée avec une petite pointe d'amertume, et laisse en fin de bouche une douce saveur.
Stout très légère, le Trompe Souris noire (5% vol.) est une bière de caractère dû à ses malts torréfiés. Son goût rappelle les bières irlandaises. "

 

Sur la Vieille Tour blonde et la Vieille Tour brune, je n'ai pas encore trouvé de commentaire de dégustation, toute info est la bienvenue car je n'ai pas l'intention d'ouvrir les bouteilles tout de suite.

Plus d'info sur: http://www.brasseriedeladivatte.com 

 

Chapitre 3: Le Muscadet de Sèvre-&-Maine de Serge Saupin 

Pour la petite histoire, le Muscadet représente 85% de la production viticole de la région. Le vignoble nantais a été décimé en 1709 par un terrible hiver et reconstruit principalement à partir de plants venus de Bourgogne, le Muscadet, aussi appelé Melon de Bourgogne.  

L'appellation Muscadet s'applique à 4 AOC: Muscadet, Muscadet-Coteaux-de-la-Loire, Muscadet Sèvre-&-Maine, Muscadet-Côte-de-Grandlieu. 

La méthode de production "sur lie" implique que le Muscadet repose au moins tout l'hiver sur ses levures naturelles de fermentation (lie), ce qui lui donne sa fraîcheur et son pétillant, son "perlant". 

Première adresse du jour: Domaine Saupin à La Chapelle-Basse-Mer, en AOC Sèvre-&-Maine. Serge Saupin est pépiniériste et fourni les viticulteurs en plants de vigne. Il produit aussi un Muscadet Sèvre-&-Maine sur lie vif et frais qui fait merveille avec des huîtres (cuvée Prestige). Je sais que son vin a un bon potentiel de garde pour avoir bu ma dernière bouteille de 2002 au réveillon 2008. Il nous accueille dans son caveau et nous devisons sur les difficultés de son métier.  

Nous passons commande de ce frétillant Muscadet. Désireux d'acquérir aussi quelques bouteilles de Gros Plant, nous apprenons avec déception que Serge Saupin a stoppé la production de ce cépage pour se concentrer sur le Muscadet. Mais il nous indique illico l'adresse d'un collègue qui en produit.

 

Chapitre 4: Le Gros Plant de Jousseaume 

Nous suivons donc les indications de Serge Saupin et nous arrivons au domaine de Bois Breton chez Jousseaume à La Chapelle-Basse-Mer également. C'est l'heure de l'apéro, et comme souvent chez les viticulteurs, c'est le moment où les potes apparaissent pour remplir leur bidon à même la cuve pour leur consommation hebdomadaire (ou quotidienne, c'est selon). Chouette ambiance où tout le monde trinque et cause de tout et de rien. 

Et nous faisons l'acquisition de quelques flacons de ce Gros Plant, aussi appelé Folle blanche, une AOVDQS (Appellation d'Origine Vin Délimité de Qualité Supérieure) bien sympathique pour boire sous les tonnelles, ou plus si affinités (notamment avec les fruits de mer). Cépage ancien du vignoble nantais, son nom lui vient du cep de sa vigne dont le pied est épais et charnu.

 

Chapitre 5: La Divate 

Après un apéro bien arrosé, direction La Levée de la Divatte à Saint-Julien-de-Concelles, à quelques kilomètres de là. Il s'agit d'une "levée", c'est-à-dire une digue, qui longe la Loire sur plusieurs kilomètres. D'un côté la Loire, puis la berge et la digue sur laquelle se déroule une route bordée de l'autre côté de maisons. Parmi ces maisons, quelques restaurants qui proposent des spécialités régionales. Ce serait ici qu'aurait été inventé le beurre blanc par une certaine Clémence Lefeuvre. Ce fameux beurre blanc qui accompagne si bien le sandre et le brochet des tables de Loire. 

Le restaurant La Divate (avec un seul "t", ben oui) est situé au lieu-dit qui répond au nom merveilleux de Boire-courant (Levée de la Divatte numéro 28). La façade ne paie pas de mine, mais l'établissement est référencé dans plusieurs guides, dont le Routard et le Michelin, qui lui décerne un Bib gourmand ainsi que les deux piécettes indiquant un menu à prix raisonnable. La salle est très chaleureuse, en pierres du pays, avec des fenêtres donnant sur la Loire. 

Première bonne surprise pour le gastronome toujours à l'affût de spécialités régionales: un menu nous permet de commander en entrée des cuisses de grenouilles ou de l'anguille poêlée à la persillade, et en plat du sandre rôti à la peau & beurre blanc. Un régal. Nous terminons par le Curé nantais & son caramel poivré (cherchez pas d'allusion salaces, c'est un fromage local), et en dessert le crémet nantais aux fraises du pays & coulis de fruits rouges. 

Deuxième bonne surprise: la carte des vins propose un grand choix de Muscadets et c'est l'occasion de faire des découvertes. Etonnement total: il y a à la carte un Muscadet de 1995 ! 

En apéro et avec l'entrée, nous optons pour un Clos Armand vielle vigne 2005 sur le conseil éclairé de la patronne. 

Avec le sandre au beurre blanc, la cuvée Les Blanches vielles vignes 1999 de Michel Libeau. Extraordinaire ! C'est une véritable révélation. Jamais je n'aurais pensé qu'un Muscadet pouvait avoir une telle ampleur, une telle intensité, un tel côté minéral et cela après tant d'années. 

Nous remercions Sandrine et Bertrand Coulon pour leur accueil chaleureux  et leur cuisine goûteuse, et nous nous enquerrons de l'adresse de ce viticulteur qui parvient à produire un Muscadet aussi puissant et qui défie les années: Michel Libeau, Domaine de la Landelle à Le Loroux Bottereau. 

A titre de curiosité, nous emportons une bouteille de la cuvée L'Astrée de 1995 de ce même viticulteur que nous voulons absolument rencontrer.

 

Chapitre 6: Les vins de François et Michel Libeau 

Comme toujours, il faut un peu chercher avant de trouver. Nous arrivons dans la cour du Domaine de La Landelle et nous sommes accueillis par un jeune gars qui s'avère être François, le fils du propriétaire. Nous nous présentons, avec à la main la bouteille vide de Les Blanches 1999, en disant que nous l'avons dégustée à La Divate et que nous souhaitons en savoir plus. Il nous introduit dans un hangar très bien isolé qui fait office de cellier et de salle de dégustation. 

Directement il sort toute une panoplie de bouteilles et il ne faut pas longtemps pour comprendre que nous avons affaire à un passionné. 

Nous demandons ce qui donne ce caractère particulier à leur vin et d'où vient cette capacité de vieillissement étonnante. 

La réussite d'un tel vin n'est pas le fruit du hasard. D'abord, il y a la vigne: des plants en vieille vigne de 30 à 40 ans. Ensuite il y a le sol, l'orientation et le travail du vigneron. François Libeau nous emmène dans sa Volvo 940 découvrir ses vignes. Il nous montre le sol schisteux, nous explique le travail de labourage, de taille, la récolte qui se fait entièrement à la main, les rendements faibles privilégiant la qualité. Nous sommes aux anges.  

Nous retournons en salle de dégustation. Les différents vins sont dégustés et c'est dans le verre que tout prend son sens. 

Le Melon de Bourgogne n'a jamais aussi bien porté son nom. Ici, on dit qu'il "meursaulte". 

Michel Libeau apparaît à notre table et nous comprenons alors que l'amour du vin se transmet de père en fils. Il nous lit un article sur le Muscadet qu'il garde depuis 1992 dans son portefeuille et que je tiens à retranscrire ici tant il exprime l'émotion que cet homme met dans son vin: 

            "Muscadet. Avant de boire le vin, il faut mâcher le mot. Se le répéter pour se persuader que dans "Muscadet", il y a "guilleret" et "cascade", "amande" et "muscade", un je-ne-sais-quoi de printanier, une vocalise d'avril, un trille de mai. 

Normal, le Muscadet n'est pas le moindre des affluents de la Loire. Il la rejoint à Nantes, avec l'Erdre et la Sèvre, coulant des coteaux ensoleillés de Vertou, d'Aigrefeuille, du Pallet. Le Muscadet, c'est le doigt tiède que le midi passe au flanc de la Bretagne. 

Après avoir rêvé ce vin derrière le verre embué, il faut mirer son or pâle où perlent d'infimes bulles. Puis le humer: et oui, la finesse, la fraîcheur, la vivacité ont leurs parfums. Enfin y porter les lèvres. Laisser jouer sur la langue la palette des saveurs: la pomme verte, l'iode et l'once d'amertume. Joli voyage à l'occident du goût. A condition, bien sûr, de ne pas se tromper de bouteille, de ne pas confondre les vignerons et les pisse-vinaigre qui nuisent tant à la réputation du Muscadet. Même si certains flacons vieillissent étonnamment, délivrant alors des saveurs de vanille et de cannelle, il ne faut pas demander au Muscadet plus qu'il ne peut donner. Mais il faut exiger de lui tout ce que doit prodiguer ce vin fraternel, amical, qui jamais ne se hausse du col."

http://www.muscadet-libeau.com/

 

Chapitre 7: Baron Lefèvre 

On dit que là où le brasseur passe, le boulanger ne passe pas. Il n'en est pas de même pour le vin. La dégustation, ça creuse. Il faut savoir qu'à moins que le vin ne soit vraiment mauvais, il n'est pas dans notre éducation de gourmand de cracher en dégustant. Les quantités d'alcool absorbées sont chaque fois minimes (on ne boit pas, on déguste), mais les doses s'accumulent et il s'agit de très bien se connaître pour ne pas tomber dans l'ivresse. Manger va nous permettre d'empêcher l'alcool de prendre le dessus. 

Il est plus de 20h quand nous arrivons chez Baron Lefèvre, 33 rue de Rieux à Nantes. Le cadre est superbe: ancien entrepôt de maraîcher et commerce de luminaire, tout a été transformé pour aménager un restaurant au décor actuel, au service stylé et décontracté, avec cuisine ouverte, patron aux fourneaux, et une carte attirante et variée. A ne pas manquer lors d'un passage à Nantes. Nous avons trouvé notre bonheur avec une salade variée de légumes croquants et son œuf poché, suivie d'un navarin d'agneau que l'on vous sert à table dans une casserole en fonte comme au bon vieux temps. Goûteux et roboratif, tout ce qu'il nous faut. 

Baron Lefevre, c'est aussi une épicerie de luxe où l'on peut trouver de quoi composer de jolis colis cadeaux. A découvrir sur: 

http://cartesurtables.com/restaurants/restaurant_n-541.ht... 

Retour à l'hôtel pour un repos bien mérité après cette fabuleuse journée au pays du Muscadet. Et à demain pour de nouvelles aventures… 

Douuuuce Fraaaance, lalala lala lalaaa…

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04/08/2008

LOIRE: Lundi – De Namur à Nantes

Chapitre 1: Le boudin de Rethel 

Départ 8h00. Direction la France en passant par Couvin. En route pour un périple oeno-gastronomique de sept jours, principalement en Loire. 

Le premier arrêt se fait à Rethel, en Ardenne française, entre Charleville-Mézières et Reims. Cette commune est réputée pour la qualité de son boudin blanc, érigé en tradition. Il y a d'ailleurs chaque année à Rethel une foire au boudin avec un concours du plus grand mangeur. Le record serait détenu par un rémois, qui en a enfilé une cinquantaine en 30 minutes. Impressionnant. 

La charcuterie Demoizet (1 rue Taine à Rethel) porte haut et fort l'étendard de ce produit, et c'est une charmante dame qui m'emballe trois boudins avec le même soin que nous mettons en Belgique pour emballer les pralines. J'achète aussi le livre qui fait l'ode du boudin de Rethel. Récit anecdotique très bien écrit des péripéties étonnantes qui ont jalonné l'histoire de ce produit sympa, ainsi que des recettes.  

Décidément, dans l'cochon, tout est bon! Et vive les artisans qui défendent leur terroir! Plus d'info sur le site très complet de cette maison de bouche: http://www.boudin-blanc.com 

Une rapide dégustation nous indique que ce boudin est assez différent de celui de Belgique par sa texture et son goût. Il se décline ici en blanc, forestier (champignons) et truffé. Il est doux, léger, et se prête merveilleusement bien à des préparations chaudes. Un boudin de gourmet.

 

Chapitre 2: La Cigale 

Après cette brève étape, en route vers Paris, passage obligé du belge vers la plupart des régions françaises. Arrêt sortie 14 pour un apéritif à l'hôtel Disney et une salade César en terrasse du Steak House au Disney Village. Ensuite, on continue. Vive l'airco, il fait 32°. La Francilienne est dégagée, ça roule. 

Vers 17h30, arrivée à Nantes après un voyage de 750 km. 

Nantes: capitale du duché de Bretagne, connue pour le fameux édit de Nantes qu'Henri IV y est venu signer en 1598 (fin des guerres de religion), base importante du commerce triangulaire des négriers du 16e au 19e siècle, berceau des célèbres biscuits BN (biscuiteries nantaises) et LU (Lefèvre-Utile, vous savez, le Petit Beurre). 

Nantes forme aujourd'hui une métropole avec son avant-port Saint-Nazaire, connait une croissance démographique,  une activité économique et culturelle intenses: ville universitaire, région de cultures maraîchères, à défaut d'être un haut-lieu touristique comme la région des châteaux, on peut dire que ça bouge à Nantes. Mais c'est surtout en qualité de capitale du Muscadet que nous y faisons étape.  

Check-in au Mercure Centre et promenade sous la pluie. Il fait maintenant 18°, il y a eu un gros orage pour tout rafraîchir.  

Balade au passage Pommeraye en passant par la Place Royale. 

Non loin de là, nous atteignons le restaurant La Cigale, face au théâtre, Place Graslin. Brasserie créée en 1895 par l'architecte-céramiste nantais Emile Libaudière dans le style Art Nouveau, c'est la conjugaison d'un cadre unique et d'une cuisine mettant à l'honneur les fruits de mer et les plats du terroir (breton ou vendéen). Voir le site: http://www.lacigale.com 

Au menu pour nous côté terroir: escargots de Vendée en entrée, suivis d'une cuisse de canard confite sur un lit de mojettes (haricots de Vendée). Le Muscadet est vif & frais. Certains viticulteurs le conditionnent en 50 cl, ce qui permet de goûter plusieurs vins sur un repas. C'est ainsi que nous avons pris l'apéro et l'entrée avec un Château de Chasseloir 2006 en 50 cl, et le plat avec un Métaireau cuvée Grand Mouton 2006. 

Retour à l'hôtel pour un repos bien mérité. Demain, découverte du vignoble.

 

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10:13 Écrit par Cueillelejour dans Escapades | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : vin, boudin, loire, muscadet, nantes |  Facebook |